Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie : Tableau Comparatif

Publié le par Études Antimodernistes

Nous avons enfin achevé la traduction et la publication complète de l'ensemble de l'analyse effectuée par Monseigneur Donald J. Sanborn.

Cette publication s'est faite partie par partie (une introduction, puis quatre questions-clés). Nous sommes heureux de publier maintenant un tableau de trois colonnes, suivant la forme du document original anglais, permettant d'avoir en vis-à-vis le nouvel enseignement de Vatican II, l'enseignement de l'Eglise Catholique, et en troisième colonne un rapide commentaire de Mgr Sanborn. Ce tableau intègre les quatre questions-clés, mais pas l'introduction.

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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (5/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Question IV :

Le Saint-Esprit utilise-t-il les sectes schismatiques et/ou hérétiques comme moyen de salut ?


Par Monseigneur Donald J. Sanborn


Catholic Restoration, Septembre-Octobre 2004.

EtudesAntimodernistes.fr, Août 2016.


ENSEIGNEMENT DE VATICAN II

ET DES DÉCLARATIONS ET DOCUMENTS POSTÉRIEURS


  • En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique. (Vatican II, Unitatis Redintegratio, 3).


  • N'arrive-t-il pas parfois que la fermeté de la croyance des membres des religions non chrétiennes - effet elle aussi de l'Esprit de vérité opérant au-delà des frontières visibles du Corps mystique - devrait faire honte aux chrétiens ? (Jean-Paul II, Redemptor Hominis).


  • Il est extrêmement important de faire une présentation correcte et loyale des autres Églises et communautés ecclésiales dont l'Esprit du Christ ne refuse pas de se servir comme de moyens de salut. (Jean-Paul II, Catechesi Tradendae, 16 octobre 1979).




ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET COMMENTAIRE

  • Car en effet, vous savez aussi bien que Nous, Vénérables Frères, avec quelle constance nos pères se sont efforcés d'inculquer cet article de foi que ces innovateurs osent nier, à savoir, la nécessité de la foi et l'unité Catholique pour obtenir le salut. C'est ce qui fut enseigné par un des plus célèbres disciples des Apôtres, St Ignace Martyr, dans son Épître aux Philadelphiens : « Ne vous trompez pas, » leur écrivit-il, « celui qui s'attache à l'auteur d'un schisme ne possédera pas le royaume de Dieu. » St Augustin et les autres évêques d'Afrique en 412 dans le Concile de Cirta se sont exprimés sur ce sujet dans les termes suivants : « Celui qui est séparé du corps de l’Église Catholique, combien louable puisse sa conduite par ailleurs paraître, ne jouira jamais de la vie éternelle, et la colère de Dieu reste sur lui en raison du crime dont il est coupable en vivant séparé du Christ. » (Épître 141) Et sans présenter ici le témoignage d'une quantité presque innombrable d'autres anciens Pères, Nous Nous limiterons à citer notre glorieux prédécesseur, St Grégoire le Grand, qui témoigne explicitement que tel est l'enseignement de l’Église Catholique sur ce point. « La sainte Église universelle, » dit-il, « enseigne que Dieu ne peut être vraiment adoré si ce n'est dans son sein : elle affirme que tous ceux qui sont séparés d'elle ne seront pas sauvés. » [Grégoire XVI, Encyclique Summo jugiter, 27 Mai 1832, aux Évêques de Bavière]


Commentaire : D'après le Saint Père, c'est un article de foi que ceux qui ne possèdent pas la Foi Catholique et qui ne sont pas membres de l’Église Catholique iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés de faute à cause de l'ignorance invincible.

Ainsi, ceux qui adhèrent au schisme de Photius [i.e., les Orthodoxes Orientaux] iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.

De même, ceux qui sont séparés de l’Église Catholique ont la colère de Dieu sur eux, et iront en enfer, en dépit des autres vertus qu'ils peuvent avoir, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.

Les hérétiques et les schismatiques ne peuvent pas donner une vraie adoration à Dieu, parce qu'ils sont séparés des Siens. Parce qu'ils sont séparés de l’Église, ils iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.


  • L’Église déclare hautement que tout l’espoir de l’homme, que tout son salut est dans la foi chrétienne, dans cette foi qui enseigne la vérité, dissipe par sa lumière divine les ténèbres de l’ignorance humaine, opère par la charité ; et en même temps dans l’Église catholique, car elle conserve le vrai culte, elle est le sanctuaire inébranlable de la foi même, et le temple de Dieu hors duquel, sauf l’excuse d’une ignorance invincible, il n’y a point de salut à attendre. [Pie IX, Lettre Singulari quidem, 17 Mars 1856, à l’épiscopat autrichien]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas un moyen de salut, et ceux qui y adhèrent n'ont aucun espoir d'aller au ciel, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Et ici, Fils bien-aimés et Frères Vénérables, Nous devons une fois de plus rappeler et condamner la très grave erreur dans laquelle, malheureusement, quelques catholiques sont tombés, croyant que des personnes vivant dans l'erreur et en dehors de la vrai foi et de l'unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Ceci est absolument contraire à l'enseignement catholique. Nous savons et vous savez que ceux qui sont invinciblement ignorants de notre très sainte religion, et qui, observant avec attention la loi naturelle et ses préceptes mis par Dieu dans le cœur de tout homme, disposés à obéir Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec le secours de la lumière et de la grâce divines, mériter la vie éternelle ; … Mais ce dogme catholique est également bien connu : que personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église Catholique et que ceux qui se révoltent sciemment contre l'enseignement et l'autorité de l’Église ne peuvent pas obtenir le salut éternel, ni ne le peuvent ceux qui se séparent volontairement de l'union avec l’Église et avec le Pontife Romain, le successeur de Pierre, à qui le Sauveur a confié la garde de sa vigne. [Pie IX, Lettre Quanto conficiamur moerore, 10 août 1863]


Commentaire : Par conséquent l'enseignement de Vatican II, à savoir, que les religions non-catholiques sont moyens de salut, est hérétique, puisqu'il est absolument contraire à l'enseignement catholique.

Les schismatiques qui se révoltent sciemment contre l'autorité de l’Église, ou qui se sont volontairement séparés du Pontife Romain, iront en enfer, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Certainement, les catholiques ne désirent rien tant que la disparition de tous les schismes et dissensions du milieu des Chrétiens, et que tous travaillent à conserver l'unité d'esprit dans le lien de la paix. C'est pourquoi l’Église Catholique prie et invite les fidèles à prier le Dieu Tout-puissant afin que tous ceux qui ont quitté l’Église Romaine se convertissent à la vraie foi, abjurent leurs erreurs, et retournent en grâce dans son sein, en dehors duquel il n'y a pas de salut. [Pie IX, Lettre du Saint Office, 16 septembre 1864, à l'épiscopat anglais]


Commentaire : Il n'y a pas de salut en dehors de l’Église Romaine. Les hérétiques et les schismatiques doivent abjurer leurs erreurs et retourner à l’Église Romaine pour se sauver.


  • De ceci il s'ensuit aussi qu'ils ne peuvent se promettre aucune des grâces et des fruits du sacrifice perpétuel et des sacrements qui, bien qu'ils soient administrés de façon sacrilège, sont néanmoins valides et alimentent dans une certaine mesure cette forme et apparence de piété que St Paul mentionne (I. Cor XIII:3) et dont St Augustin parle plus longuement : « La forme de la branche , » dit celui-ci avec grande précision, « peut être encore visible, même détachée de la vigne, mais la vie invisible de la racine ne peut être préservée que par l'union au cep. C'est pourquoi les sacrements corporels, que certains conservent et utilisent en dehors de l'unité du Christ, peut préserver l'apparence de la piété. Mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer plus que la sensation dans un membre amputé. » (Serm. LXXI, in Matth., 32) Mais puisqu'ils n'ont plus les sacrements, à l'exception du baptême, qu'ils confèrent, dit-on, sans cérémonies aux enfants ; un baptême fructifiant pour ceux-ci, pourvu qu'en arrivant à l'âge de raison ils n'embrassent pas le schisme, mais mortel pour ceux qui l'administrent, puisqu'en le conférant ils agissent volontairement dans le schisme ;… [Léon XIII, Lettre Eximia Nos laetitia, 19 Juillet 1893, à l'évêque de Poitiers, au sujet du schisme de la « Petite Église. »]


Commentaire : Les schismatiques et les hérétiques, bien qu'ils puissent avoir des sacrements valides, ne peuvent se promettre aucune des grâces et des fruits du sacrifice perpétuel et des sacrements. Les église hérétiques et schismatiques, malgré tous les « éléments de l’Église du Christ » qui peuvent s'y trouver, sont des membres amputés sans sensation. On est loin de la « communion partielle » et des « liens étroits. »

Bien que les sectes hérétiques et schismatiques puissent conférer validement le baptême, elles commettent un péché mortel en le faisant. Ces baptêmes donnent la grâce, mais la grâce est perdue si le baptisé, parvenu à l'âge de raison, embrasse le schisme. La secte schismatique, par conséquent, infecte l'âme des baptisés avec le poison mortel du schisme, et ses adhérents, s'ils sont consentants, perdent la grâce du baptême et vont en enfer. La secte est par conséquent un moyen de damnation.


  • L’Église du Christ est donc unique et, de plus, perpétuelle : quiconque se sépare d'elle, s'éloigne de la volonté et de l'ordre de Jésus-Christ Notre-Seigneur, il quitte le chemin du salut, il va à sa perte. « Quiconque se sépare de l’Église pour une épouse adultère, abdique aussi les promesses faites à l’Église. Quiconque abandonne l’Église du Christ ne parviendra point aux récompenses du Christ. Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut. » (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate) [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 Juin 1896]


Commentaire : Les schismatiques et les hérétiques quittent le chemin du salut et entrent celui de la perdition. Au lieu d'être moyen de salut, les sectes non-catholiques sont des églises adultères. Ceux qui y adhèrent vont en enfer, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Par conséquent, tous ceux qui veulent arriver au salut en dehors de l’Église se trompent de route et font de vains efforts. [Léon XIII, Encyclique Tametsi, 1er Novembre 1900]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas des moyens de salut, et font de vains efforts.


  • Ceci est pour vous notre dernière leçon : recevez-la, gravez-la tous dans vos esprits : par le commandement de Dieu le salut ne se trouve que dans l’Église ; l'instrument fort et effectif du salut n'est pas autre que le Pontificat Romain. [Léon XIII, Allocution pour le 25ème anniversaire de son élection, 20 Février 1903]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas des moyens de salut.


  • Et Dieu, père et ami de la paix, maître des temps et des heures hâtera le jour où les peuples d'Orient doivent revenir triomphants à l'unité catholique et, unis au Siège apostolique, purifiés de toute erreur, entrer au port du salut éternel. [St Pie X, Lettre Ex quo, nono labente, 26 Novembre 1910, aux délégués Apostoliques d'Orient]


Commentaire : Ce que les schismatiques doivent faire pour obtenir le salut, c'est répudier leur schisme et retourner à l’Église Romaine.



Les Sacres Sans Mandat -- La Messe Una Cum

Publié le par Études Antimodernistes

Par Monseigneur Donald J. Sanborn

31 Juillet 2016

Cette conférence en deux parties aborde d'abord la question de la licéité des consécrations épiscopales effectuées sans mandat pontifical, puis celle de la licéité de l'assistance active à la Messe "una cum".

Mgr Sanborn remonte à chaque fois aux principes directeurs de la question avant de la résoudre logiquement.

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