MHTS Newsletter - Juillet 2018

Publié le par Études Antimodernistes

Par Mgr Donald J. Sanborn.

 

Most Holy Trinity Seminary Newsletter, Juillet 2018.

EtudesAntimodernistes.fr,  Juillet 2018.

MHTS Newsletter - Juillet 2018

[Vatican II enseigne-t-il l’hérésie?]

 

Mgr Bernard Fellay

 

Bien chers fidèles,

 

    Bien qu’il y a deux mois je pensais que l’on aurait une pauvre année, finalement nous aurons beaucoup de séminaristes cette année. Au moment où j’écris ce bulletin, nous attendons six nouveaux séminaristes, deux du Nigéria, et quatre des Etats-Unis. Je suis heureux de voir des séminaristes américains, puisque l’apostolat qui attend ces jeunes hommes sera en Amérique, ou du moins en pays de langue anglaise.

 

    Interview de Mgr Fellay. Mgr Fellay, qui a été, jusque récemment, le supérieur de la Fraternité Saint Pie X pendant vingt-quatre ans, donna une interview au Tagespost lors de laquelle il a dit certaines choses qui méritent notre attention.

    La première de ces choses est la suivante: « Nous n’avons jamais dit que le Concile enseigna directement des hérésies. Mais il retira le mur de protection contre l’erreur, et permit en cela à l’erreur de se montrer. »

    Est-ce là une affirmation correcte? Vatican II a-t-il simplement exposé l’Eglise à l’erreur? Ou bien contenait-il en fait des hérésies? Réponse: Il contenait des hérésies.

 

    Première hérésie de Vatican II: l’oecuménisme. Le document Unitatis Redintegratio, ou Décret sur l’Oecuménisme, contient une hérésie flagrante contre le dogme catholique qui enseigne que hors de l’Eglise il n’y pas de salut. Le Concile affirme:

 

En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique. [Unitatis Redintegratio, n. 3][Formatage ajouté].

 

    L’Eglise catholique enseigne comme un dogme — qui fut appelé « dogme parfaitement connu » par Pie IX — qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise. Le Concile affirme la proposition exactement contradictoire au dogme catholique, à savoir qu’il y a un salut hors de l’Eglise catholique, que ces religions non-catholiques peuvent procurer le salut à leurs adhérents, et sont en effet le moyen par lequel ceux-ci sont sauvés. C’est une hérésie.

 

    Deuxième hérésie de Vatican II: la liberté religieuse. L’Eglise catholique, qui professe être la vraie et unique Eglise fondée par Jésus-Christ, et en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, comprend la liberté religieuse comme étant la liberté de l’Eglise catholique d’accomplir sa mission dans le monde entier, de s’établir partout, et de fonctionner librement comme une entité distincte de l’Etat. Elle revendique aussi la liberté de ses adhérents de professer et d’exercer leur foi catholique sans harcèlement ni persécution.

    Elle condamne l’idée, comme étant contraire à la Sainte Ecriture, selon laquelle toutes les religions jouissent de ces mêmes libertés et droits. Car affirmer une telle chose reviendrait à dire qu’une personne ou une organisation aurait un droit à faire une chose mauvaise. Mais cela est contraire à la loi naturelle, et par conséquent contraire à l’enseignement de l’Eglise. Vous ne pouvez avoir le droit de faire que ce qui est correct, et vous ne pouvez jamais avoir le droit de faire ce qui est mal.

    La liberté est le pouvoir de choisir le bien. La licence est la liberté faussement accordée à la volonté de choisir le mal. Afin qu’il y ait exercice de la vraie liberté, il est nécessaire qu’elle n’empiète sur aucun devoir. Car la liberté n’existe pas pour le mal, mais pour le bien. Par conséquent, à chaque fois que l’homme abuse de sa liberté dans le but de commettre le mal, on ne devrait pas parler de liberté, mais de licence.

    La liberté de conscience est absolument impie. Car l’homme est tenu par un devoir très strict de penser correctement concernant Dieu, et les choses qui regardent la religion tant spéculative que pratique. Or aller contre un devoir naturel très strict est une licence, et non une liberté. Et si nous parlons d’une transgression volontaire de notre devoir envers Dieu, la susdite licence est une impiété. Puisque, par conséquent, la liberté de conscience donne à l’homme le droit de penser tout ce qu’il veut concernant Dieu, cette liberté, ce droit, est en réalité une impiété.

    La liberté des religions, considérée en elle-même, est absurde. Cela est prouvé par ce que l’on a déjà dit. Car la liberté des religions trouve son unique source dans la liberté de conscience. Puisque la liberté de conscience est absurde, il s’ensuit que la liberté des religions est également absurde. Mais il faut en dire davantage. Si l’on concède la liberté des religions, on refuse à Dieu le pouvoir d’imposer aux hommes un culte déterminé, et on impose à Dieu une certaine obligation d’accepter ou au moins d’approuver toute forme de culte qui Lui est présentée par la raison humaine. Mais Dieu a commandé une forme de culte — la religion catholique. Il n’est donc pas obligé d’accepter toute forme de culte que Lui donnent les êtres humains. Il s’ensuit que les hommes ne peuvent pas, sans une irréligion et une impiété patente, rejeter les préceptes de Dieu, et être les arbitres de leur propre culte. D’autre part, il est impie de nier à Dieu la faculté de déterminer le culte, et de Lui imposer une sorte de devoir d’approuver toutes les formes de culte sans discrimination. La liberté des religions est donc absurde.

    Vatican II, cependant, enseigne que la liberté religieuse est pour l’individu et pour les organisations religieuses un droit qui découle de la notion de dignité humaine. Bien plus, il affirme que cet enseignement concernant la dignité humaine est contenu dans la révélation, mais se garde bien de présenter une référence dans la révélation où Dieu garantit le droit de croire et de pratiquer la religion de votre choix.

    Vatican II enseigne dans Dignitatis Humanae, n. 2:

 

Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres.

 

    Certains essaient de défendre le Concile en disant que la seule chose qu’il cherche à dire est que personne ne doit être converti au catholicisme sous la menace du glaive. L’Eglise a toujours enseigné que la conversion ne devait pas se passer de cette manière, et a condamné toute tentative de ce genre. Mais que telle n’est pas l’intention du Concile est visible dans les paragraphes subséquents à celui cité plus haut:

 

La liberté ou absence de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus doit aussi leur être reconnue lorsqu’ils agissent ensemble. Des communautés religieuses, en effet, sont requises par la nature sociale tant de l’homme que de la religion elle-même.

 

Dès lors, donc, que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées, ces communautés sont en droit de jouir de cette absence de contrainte afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d’un culte public la divinité suprême, aider leurs membres dans la pratique de leur vie religieuse et les sustenter par un enseignement, promouvoir enfin les institutions au sein desquelles leurs membres coopèrent à orienter leur vie propre selon leurs principes religieux.

 

Les communautés religieuses ont également le droit de ne pas être empêchées, par les moyens législatifs ou par une action administrative du pouvoir civil, de choisir leurs propres ministres, de les former, de les nommer et de les déplacer, de communiquer avec les autorités ou communautés religieuses résidant dans d’autres parties du monde, de construire des édifices religieux, ainsi que d’acquérir et de gérer les biens dont ils ont besoin.

 

Les communautés religieuses ont aussi le droit de ne pas être empêchées d’enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix et par écrit.

 

    Ceux d’entre nous qui ont vécu dans un pays tel que les Etats-Unis, où la liberté religieuse décrite dans ces paragraphes est considérée comme un droit civil normal, voire sacré, peuvent ne pas réaliser la malice de ces paroles. Substituer le mot « avortement » à la place de « religion » peut rendre les choses plus claires: « Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à l’avortement. » « Des cliniques d’avortement, en effet, sont requises par la nature sociale tant de l’homme que de l’avortement lui-même. » « Dès lors, donc, que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées, ces cliniques d’avortement sont en droit de jouir de cette absence de contrainte afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, accomplir publiquement des avortements, aider leurs membres dans la pratique de leur avortement et les sustenter par un enseignement, promouvoir enfin les institutions au sein desquelles leurs membres coopèrent à orienter leur vie propre selon leurs principes d’avortement. »

    Faut-il que je continue? Il faut remarquer ici que si odieux que soit le crime de l’avortement, la profession d’une fausse religion est bien plus odieuse aux yeux de Dieu, puisque directement contraire à Ses droits solennels. On ne doit pas oublier que dans le livre de l’Exode (chapitre 32) Dieu ordonna la mise à mort de tous ceux qui avaient pris part au culte du veau d’or, et ne s’en étaient pas repentis. 23000 personnes furent mises à mort. Cet évènement important devait montrer au peuple hébreu la nécessité d’adhérer à la vraie religion, et de fuir les fausses religions. Selon Vatican II, Moïse aurait du proclamer la liberté religieuse pour tous les adorateurs du veau d’or.

    La liberté religieuse, telle qu’elle est enseignée par Vatican II, est en effet une hérésie. Elle fut solennellement condamnée par le Pape Pie IX comme étant contre les Ecritures. De plus, Monseigneur Lefebvre considérait la liberté religieuse comme une hérésie. C’est exactement ce qu’il a dit, lors d’une conversation avec l’abbé Cekada lors d’un dîner à Oyster Bay.

    Troisième hérésie de Vatican II: la nouvelle ecclésiologie. Par ecclésiologie on veut désigner la doctrine de l’Eglise concernant sa propre nature, c’est-à-dire, son essence et ses caractéristiques. Vatican II enseigne une ecclésiologie hérétique, contenue dans Lumen Gentium.

    Le dogme traditionnel de l’Eglise catholique est qu’elle, et elle seule, est la vraie et unique Eglise du Christ, et par conséquent que toute entité hors d’elle est une fausse religion. Cela comprend même les religions schismatiques de l’Est, qui peuvent avoir un sacerdoce et des sacrements valides. Si vous êtes détachés du centre — le Pape — vous n’êtes rien autre qu’une branche morte qui est tombée de la vigne.

    Vatican II a modifié cette doctrine afin d’introduire les autres dénominations chrétiennes dans l’Eglise du Christ, en disant que l’Eglise du Christ, en tant que corps organisé, subsiste dans l’Eglise catholique.

    Que signifie subsister dans? La subsistance est la perfection d’une chose par laquelle elle existe en elle-même, et non dans une autre chose. Par exemple, une couleur ne peut pas exister par elle-même, mais doit toujours exister dans une autre chose, par exemple, dans une peinture, une fleur, un vêtement. Cette « autre chose » doit avoir sa propre subsistance.

    En appliquant cela à l’ecclésiologie, si l’Eglise du Christ ne subsiste pas en elle-même, mais doit subsister dans une autre chose, cela signifie que l’Eglise du Christ est réellement distincte de ce en quoi elle subsiste, c’est-à-dire que ce sont là deux choses différentes par nature. Cela signifie que l’Eglise du Christ n’est pas l’Eglise catholique, et que l’Eglise catholique n’est pas l’Eglise du Christ. Si elles n’étaient pas deux choses de nature différente, alors elles seraient la même chose, et l’on devrait dire que l’Eglise du Christ est l’Eglise catholique, ce qui est précisément le dogme de l’Eglise catholique.

    La doctrine du « subsiste dans » signifie également que l’Eglise du Christ pourrait subsister dans une autre chose, comme l’Eglise luthérienne, par exemple.

    Cette doctrine est merveilleuse pour l’hérésie de l’oecuménisme et la liberté religieuse, mais elle détruit l’enseignement de l’Eglise selon lequel l’Eglise catholique est exclusivement l’Eglise du Christ, et vice versa. L’Eglise du Christ et l’Eglise catholique sont une seule et même chose, et de façon exclusive, si bien qu’aucune autre organisation « chrétienne » ne peut d’aucune façon se donner le nom d’Eglise du Christ. Le seul nom qui leur soit approprié est celui de secte hérétique ou schismatique.

 

    Quatrième hérésie de Vatican II: la collégialité. Cette doctrine, également contenue dans Lumen Gentium, soutient que le sujet (le possesseur) du pouvoir suprême dans l’Eglise est le collège des évêques. Voyez ce que dit le Concile:

 

L’ordre des évêques, qui succède au collège apostolique dans le magistère et le gouvernement pastoral, bien mieux dans lequel le corps apostolique se perpétue sans interruption constitue, lui aussi, en union avec le Pontife romain, son chef, et jamais en dehors de ce chef, le sujet du pouvoir suprême et plénier sur toute l’Église, pouvoir cependant qui ne peut s’exercer qu’avec le consentement du Pontife romain.

 

    Ceci est une hérésie. Car l’Eglise catholique enseigne que le Pontife Romain est la tête de l’Eglise catholique. Ecoutez le Concile de Florence: « Nous définissons également que le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens; qu’à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l’Église comme le disent les actes des conciles oecuméniques et les saints canons. » (Décret pour les Grecs, 6 juillet 1439).

    Le Pape Pie VI a condamné la doctrine suivante: « Les évêques tous ensemble et en un seul corps gouvernent la même Eglise, chacun avec pouvoir plénier. »

    Certains essaient de sauver Vatican II de l’hérésie en disant que le Concile affirme que le Pape est la tête de ce collège, qui ne peut agir sans lui. Mais cela ne sauve pas le Concile de l’hérésie, parce que le Pape ne devient dans ce cas qu’un simple membre du collège des évêques, et uniquement une condition de leur pouvoir, et non la source de leur pouvoir.

    D’autres essaient de sauver le Concile en soulignant que le document affirme que le Pape est la tête de l’Eglise: « En effet, le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours exercer librement. » Mais c’est là une tentative futile. Aucune organisation ne peut avoir deux têtes, deux législateurs suprêmes. Par exemple, il est impossible que le roi et le parlement soient simultanément le législateur suprême. L’un d’eux doit avoir le dernier mot, auquel l’autre est subalterne. Le roi Charles Ier d’angleterre fut décapité pour avoir maintenu la suprématie du roi sur le parlement.

    D’autres encore veulent sauver le Concile en citant la Note Explicative Préliminaire (la Nota Praevia), mais cela n’est d’aucun secours, puisqu’elle ne fait pas partie du document accepté par les évêques. Le théologien moderniste Yves Congar l’a tout de suite remarqué, quand il était peritus au Concile. Par ailleurs, il n’y a rien dans la Nota Praevia qui annule l’hérésie conciliariste du document.

    La doctrine catholique affirme que le Pape, en tant que chef suprême de l’Eglise, peut inviter les évêques à un concile général, dans lequel, par son consentement, ils participent à son pouvoir de gouverner l’Eglise. En dehors de ces conciles généraux, l’autorité des évêques se limite à leurs diocèses. Le pouvoir de gouverner le diocèse vient du Christ, mais il leur vient par l’intermédiaire du Pontife Romain, qui peut leur retirer ce pouvoir quand il le veut. Le Pape Pie XII a enseigné dans l’Encyclique Mystici Corporis: « Pourtant, dans leur gouvernement, ils ne sont pas pleinement indépendants, mais ils sont soumis à l'autorité légitime du Pontife de Rome, et s'ils jouissent du pouvoir ordinaire de juridiction, ce pouvoir leur est immédiatement communiqué par le Souverain Pontife. » (n. 42)

 

    Monseigneur Fellay se rend aux modernistes sur la question du Concile. Il y a environ un an, le Vatican a déclaré à la Fraternité Saint Pie X qu’il ne pouvait y avoir aucun espoir de réconciliation tant que la FSSPX n’accepterait pas Vatican II et le magistère subséquent. En disant qu’il n’y a pas d’hérésie dans Vatican II, Mgr Fellay affirme que Vatican II est orthodoxe, c’est-à-dire, catholique, et n’offense pas la foi catholique.

    S’il en est ainsi, alors quelle est la raison de tout ce que nous faisons depuis cinquante ans?

 

    Monseigneur Fellay se rend également sur la question de la Nouvelle Messe. Mgr Fellay fait cette affirmation importante: « Toute Nouvelle Messe n’est pas toujours directement un scandale, mais la célébration répétée de la Nouvelle Messe mène à un affaiblissement ou même à une perte de la foi. »

    Question: comment pourrait-elle ne pas être un scandale si elle mène à la perte de la foi? Comment une Eglise infaillible et indéfectible, l’Eglise du Christ, assistée par le Saint Esprit, la colonne et le fondement de la vérité, comme l’appelle saint Paul, pourrait-elle promulguer au monde entier un rite qui mène? L’affirmation de Mgr Fellay tombe sous l’anathème du Concile de Trente: « Si quelqu’un dit que les cérémonies, les ornements et les signes extérieurs que l’Eglise catholique utilise dans la célébration des messes incitent à l’impiété, plutôt qu’aux offices de piété, qu’il soit anathème. »

    Mgr Fellay affirme dans cette même interview que la Messe traditionnelle est comme une trompette d’argent, tandis que la Nouvelle Messe est comme une trompette de cuivre:

 

Je dis seulement que si vous recevez un chef d’Etat, et que vous avez le choix entre une trompette en argent et une trompette en cuivre, choisiriez-vous la trompette en cuivre? Ce serait une insulte. Vous ne le feriez pas. Même les meilleures Nouvelles Messes sont comme des trompettes en cuivre, en comparaison à la liturgie traditionnelle. Pour Dieu, nous choisirions le meilleur.

 

    La seule conclusion que l’on puisse inférer de cette affirmation c’est que la Nouvelle Messe est une Messe catholique, simplement inférieure à la Messe traditionnelle. Après tout, ce sont toutes les deux des trompettes! La trompette en argent est simplement plus jolie que la trompette en cuivre. Je pense qu’une meilleure analogie aurait été de comparer la Nouvelle Messe non pas à une trompette en cuivre, mais à un énorme éléphant dégageant des gaz.

    Mgr Fellay, jusque récemment, était le supérieur de l’organisation qui se fait passer pour le rempart de la tradition, l’unique espérance des fidèles catholiques qui veulent se protéger de Vatican II et de ses réformes. Et pourtant il est complètement perdu en ce qui concerne les plus hauts principes directeurs de résistance à Vatican II. D’un côté il dit que la Nouvelle Messe affaiblit ou détruit la foi — ce qui veut dire que c’est un poison — et puis quelques lignes plus loin il dit que c’est une trompette de cuivre et non une trompette d’argent, signifiant qu’il n’y a qu’une différence de qualité entre les deux Messes.

    C’est pour cette raison que nous nous réjouissons de nous être séparés de la FSSPX en 1983. Nous avions vu les débuts de cette confusion théologique, cette théologie à la Maxine Waters, et nous ne voulions surtout pas y prendre part.

    Peut-être sommes-nous peu en comparaison de la FSSPX, mais nous ne sommes pas théologiquement confus. Comme disait le Père Garrigou-Lagrange: « Mille idiots ne valent pas un génie. » Et bien, de même, mille prêtres confus ne valent pas un prêtre avec la tête bien accrochée.

 

Sincèrement vôtre dans le Christ,

 

Monseigneur Donald J. Sanborn

Recteur

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Ordination de l’abbé Damien Dutertre

Publié le par Études Antimodernistes

Le 26 mai 2018, Monsieur l’abbé Damien Dutertre fut ordonné prêtre pour l’éternité par Monseigneur Donald Sanborn, à Verrua Savoia, en Italie, dans la chapelle Saint Pierre et Saint Paul, du séminaire Saint Pierre Martyr, de l’Institut Mater Boni Consilii. Monsieur l’abbé Damien Dutertre a fait ses études au Séminaire de la Très Sainte Trinité, en Floride, aux Etats-Unis. Il réside actuellement au séminaire et, sous la direction de Monseigneur Sanborn, commence un apostolat qui sera, si Dieu le veut, de plus en plus régulier, au Canada Français: la mission Saint Jean de Brébeuf.

Nous sommes heureux de pouvoir publier un certain nombre de photographies prises lors de cette cérémonie, par des amis de TrueRestoration.org. Sur leur demande, nous publions avec les photos l’avis suivant:

Theses photos were taken by the True Restoration team by request of Fr. Duterte and by the permission of the Institute of Our Mother of Good Counsel and may be freely distributed without copyright.

To see some free short clips of Fr. Duterte's ordination and first Mass, please visit https://www.pscp.tv/truerestoration/.

Ces photos furent prises par l’équipe de True Restoration, à la demande de l’abbé Dutertre et avec la permission de l’Institut Mater Boni Consilii, et peuvent être librement distribuées, sans revendication de droits d’auteur.

Pour voir quelques extraits vidéos gratuits de l’ordination et de la première Messe de l’abbé Dutertre, veuillez visiter https://www.pscp.tv/truerestoration/.

Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018
Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018

Ordination Sacerdotale de l’abbé Damien Dutertre - 26 mai 2018

Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018
Première Messe à Turin le 27 mai 2018

Première Messe à Turin le 27 mai 2018

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Le Saint Esclavage de Jésus en Marie

Publié le par Études Antimodernistes

Avant propos : Notre Dame ayant le privilège d'écraser l'hérésie, comme le chante la liturgie, il n'est pas hors de propos, en ce mois de Marie, dans notre lutte contre le modernisme, de promouvoir la dévotion envers la Sainte Vierge, particulièrement sous la forme enseignée par Saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Nous espérons donc que le document suivant aidera à promouvoir l'amour de Marie dans les âmes, et par une conséquence nécessaire, à en extirper l'erreur et l'amour de l'erreur, particulièrement sous sa forme moderniste.

 

Le Saint Esclavage de Jésus en Marie

D’après St. Louis-Marie Grignon de Montfort

 

Bulletin explicatif, Imprimatur : Luçon, 11 février 1908.

EtudesAntimodernistes.fr, Mai 2018.

 

 

Catéchisme du Saint Esclavage de Jésus en Marie

 

Je suis tout dans sa dépendance

Pour mieux dépendre du Sauveur

Laissant tout à sa Providence :

Mon corps, mon âme et mon bonheur

(Bx de Montfort)

 

Quel est le but principal de cette dévotion ?

Le but principal de cette dévotion est d’établir le règne absolu de la Très Sainte Vierge dans les cœurs, afin d’y faire régner plus parfaitement Jésus-Christ. « Si nous établissons la solide dévotion de la Très Sainte Vierge, s’écrie le Bienheureux Père de Montfort, ce n’est que pour établir plus parfaitement la dévotion à Jésus-Christ : ce n’est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus-Christ. Si la dévotion à la Sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du démon. Mais tant s’en faut, qu’au contraire cette dévotion ne nous est nécessaire que pour trouver Jésus-Christ parfaitement, l’aimer tendrement et le servir fidèlement! »

 

En quoi consiste cette dévotion ?

Elle consiste:

  1. A se donner tout entier à la Très Sainte Vierge pour être tout entier à Jésus-Christ par elle ;

  2. A vivre habituellement dans une parfaite dépendance de sa volonté, à l’exemple du Fils de Dieu à Nazareth.

 

Pourquoi se consacrer ainsi à la Sainte Vierge ?

On se consacre ainsi à la Sainte Vierge :

  1. Pour imiter la dépendance de Jésus, qui, afin de nous sauver, a voulu être soumis à Marie pendant trente ans ;

  2. Pour reconnaître les droits de la Sainte Vierge, qui étant Mère de Dieu, a pouvoir sur toutes les créatures ;

  3. Pour recevoir plus de grâces, parce que Marie étant, comme Médiatrice de toutes les grâces, chargée de nous appliquer les mérites de la Rédemption, nous serons d’autant plus favorisés que nous vivrons plus soumis et plus unis à cette divine Mère.

 

Comment faut-il faire cette donation de tout soi-même, pratiquer cette dépendance absolue envers la Très Sainte Vierge ?

  1. Il faut choisir un jour remarquable pour lui donner, par un acte de consécration solennelle : 1. Notre corps ; 2. Notre âme ; 3. Nos biens matériels ; 4. Nos biens spirituels et la valeur de nos bonnes œuvres passes, présentes et futures.

  2. En vertu de cette consécration, pour vivre habituellement dans sa dépendance, il faut faire toutes ses actions avec Elle et par Elle, en sorte que nous la regardions toujours comme agissant de concert avec nous.

 

Qu’est-ce qu’agir par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie ?

Agir par Marie, c’est n’aller jamais à Notre-Seigneur que par Elle, se laisser conduire en toutes choses par ses conseils et ses inspirations et s’appuyer sans cesse sur son secours maternel : avec Marie, c’est prendre la Sainte Vierge comme le modèle accompli de tout ce qu’on doit faire et s’efforcer de l’imiter ; en Marie, c’est se recueillir souvent pour vivre en présence et en union de la Très Sainte Vierge, par la pensée et par l’amour ; pour Marie, c’est faire toute ses actions pour Elle, pour son profit et pour sa gloire, afin de les faire ainsi plus sûrement pour la gloire de Dieu.

 

En quoi cette consécration diffère-t-elle de celles que l’on fait à la première communion et dans les Congrégations des Enfants de Marie ?

Par cette consécration on se donne vraiment à Marie en propriété, au lieu que par les consécrations ordinaires, on n’entend qu’une mise en dépôt de nous-mêmes et de nos biens. A la première communion, on se met sous la protection de la Sainte Vierge, comme un enfant sous la tutelle de sa mère, afin d’avoir une plus large part à sa bonté, à ses faveurs, à son amour ; mais on ne lui sacrifie pas, pour cela, la valeur de ses actes, ni la liberté d’en disposer soi-même. Ici, au contraire, en nous donnant à la Sainte Vierge, nous lui abandonnons tous les droits que nous avons naturellement sur nos bonnes œuvres. Elle peut, dès lors, en disposer comme bon lui semble, sans que nous prétendions à autre chose qu’à l’honneur de vivre sous sa dépendance comme esclaves, afin d’être par Elle esclaves de Jésus ; de là, ce titre donné par le B. Père de Montfort à la présente dévotion : l’Esclavage de Jésus en Marie.

 

Dans quel sens devons-nous considérer cet abandon de tous nos droits à la Sainte Vierge ?

Pour comprendre clairement la réponse à cette question, il faut se rappeler que chacune de nos œuvres, faite en état de grâce et par des motifs de foi, renferme : 1. Une valeur satisfactoire et impétratoire, que nous pouvons communiquer à d’autres et qui sert soit à compenser la peine due au péché, soit à obtenir quelque bienfait particulier ; 2. Une valeur méritoire, qui nous est propre, que nous ne pouvons communiquer à personne, et qui apporte à notre âme une augmentation de grâce et de mérites. – Or, par cet abandon volontaire que nous lui faisons de tous nos droits, la Sainte Vierge devient la maîtresse absolue : 1. De toute la valeur satisfactoire et impétratoire de nos bonnes œuvres qu’Elle peut appliquer à qui Elle veut, comme il lui plait, selon la plus grande gloire de Dieu ; 2. De toute leur valeur méritoire, c'est-à-dire, de nos grâces, de nos mérites. Mais, parce que ces grâces et ces mérites, nous étant propres, sont incommunicables, Elle voudra bien les garder et les conserver précieusement, comme un beau et riche trésor.

 

Comment pourrons-nous secourir nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts, si nous ne sommes pas libres de disposer de la valeur impétratoire et satisfactoire de nos bonnes œuvres, en faveur de qui nous voulons ?

Loin de s’opposer à ce que nous venions au secours de ceux qui nous sont chers, ou qui se recommandent à nous, cette dévotion nous autorise au contraire, à prier pour eux avec plus de confiance que jamais. « Tout ainsi qu’une personne riche, dit le Bx de Montfort, qui aurait donné son bien à un grand prince, afin de l’honorer davantage, prierait avec plus de confiance ce prince de faire l’aumône à quelqu’un de ses amis qui la lui demanderait. Ce serait même faire plaisir à ce prince que de lui donner occasion de témoigner sa reconnaissance envers une personne qui s’est dépouillée pour le revêtir, qui s’est appauvrie pour l’honorer. Il faut dire la même chose de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge ». Il est de leur bonté et de leur puissance de ne jamais se laisser vaincre en générosité. Et quoique l’application de nos bonnes œuvres ne dépende plus de notre volonté, Jésus et Marie sauront bien, à notre recommandation humble et soumise, assister de notre petit revenu spirituel, ou par d’autres voies, nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts. C’est même un devoir de justice et de charité qu’ils sauront mieux que nous reconnaître et remplir.

 

Quels sont les principaux avantages que nous trouvons pour nous-mêmes dans l’esclavage de Jésus en Marie ?

Nous étant dépouillés de tout ce que nous avons pour le donner à la Très Sainte Vierge, nous pouvons croire :

  1. Que cette bonne Mère, ayant accepté notre offrande s’est engagée à nous protéger et défendre contre nos ennemis, à nous rendre les voies du salut douces et faciles, et à nous obtenir toutes les grâces dont nous avons besoin pendant la vie ;

  2. Que nos bonnes œuvres passant par ses mains avant d’arriver à Dieu, elle les purifie, les augmente, les embellit, les présente elle-même à Jésus-Christ, pour qu’elles soient plus favorablement accueillies ;

  3. Que pour répondre au généreux abandon que nous lui avons fait de tous nos biens, elle acquitte dès cette vie nos dettes envers Dieu, et ne permettra pas à notre mort, que nous restions longtemps à souffrir dans le Purgatoire.

Aussi, dans l’esclavage de Jésus en Marie, une âme fervente, dirigée, soutenue par la Très Sainte Vierge, arrive plus sûrement et plus promptement à une parfaite sanctification que par toute autre voie spirituelle. « Qu’on me fasse un chemin nouveau pour aller à Jésus-Christ, dit encore le Bienheureux de Montfort, et que ce chemin soit pavé de tous les mérites des Bienheureux, orné de toutes leurs vertus héroïques, éclairé et embelli de toutes les lumières et beautés des Anges, et que tous les Anges et les Saints y soient pour y conduire, défendre et soutenir ceux et celles qui y voudront marcher ; en vérité, en vérité, je dis hardiment, et je dis la vérité, que je prendrais préférablement à ce chemin, qui serait si parfait, la voie immaculée de Marie, voie ou chemin sans aucune tache, ni souillure, sans péché originel ni actuel, sans ombre ni ténèbres ».


 

Quelles sont les obligations ou pratiques de cette dévotion ?

Pour être esclave de Jésus en Marie, il suffit d’avoir fait une fois pour toutes l’acte de consécration. C’est un contrat qui dure toujours, à moins qu’on ne le rétracte formellement. Le Bx de Montfort conseille, en outre, quelques pratiques particulières, soit extérieures, soit intérieures.


 

Quelles sont les pratiques extérieures ?

Ces pratiques sont :

  1. De se préparer à sa consécration en offrant à Dieu, pendant 33 jours (30 jours au moins, si on compte des semaines de 6 jours) toutes ses prières, méditations et bonnes œuvres, aux intentions et de la manière suivante : une période de douze jours pour se vider de l’esprit du monde, une première semaine pour obtenir la connaissance de soi-même, une seconde semaine pour obtenir la connaissance de la Sainte Vierge, une troisième semaine pour obtenir la connaissance de Jésus-Christ. Au terme de la préparation, un jour de fête de la Sainte Vierge, on fait la consécration en prononçant la formule composée par le Bienheureux de Montfort lui-même ;

  2. De renouveler chaque année son acte de consécration, après s’y être préparé de la même manière que la première fois (les 12 premiers jours sont facultatifs) ;

  3. De faire une petite offrande à la Sainte Vierge, le jour de la première consécration et le jour de la rénovation, comme marque de dépendance universelle envers Marie ;

  4. De réciter tous les jours, ou du moins le plus souvent possible, le Magnificat, le chapelet ou même le saint Rosaire, et la Petite Couronne de la Sainte Vierge, composée de 3 Pater, suivis chacun de 4 Ave Maria et d’un Gloria Patri ;

  5. De célébrer dévotement les fêtes de la Sainte Vierge, et particulièrement l’Annonciation (25 mars), fête de la présente dévotion.


 


 

Quelles sont les pratiques intérieures ?

Ces pratiques sont :

  1. D’offrir à Notre-Seigneur Jésus-Christ, chaque matin, et même souvent dans la journée, par les mains de sa sainte Mère, nos pensées, nos désirs, nos paroles ; nos actions, en prononçant ces mots ou d’autres semblables : « Je suis tout à vous, et tout ce que j’ai je vous l’offre ô mon aimable Jésus, par Marie, votre très sainte Mère » ;

  2. De faire toutes ses œuvres, dans le cours de la journée, en union avec Marie : « Ma bonne Mère, agissez en moi … priez en moi … souffrez en moi … parlez en moi … travaillez en moi … ». Tout cela doit se faire paisiblement, doucement, sans contention, mais aussi avec fidélité et persévérance ;

  3. De communier avec Marie et par Marie, c'est-à-dire :

  1. De renoncer, avant la communion, à nos propres dispositions pour recourir à celles de Marie, lui demandant son cœur tout brûlant d’amour pour y recevoir Jésus-Christ : « Ma bonne Mère, voici venir mon Jésus … prêtez-moi votre cœur pour le recevoir, ou plutôt recevez-le vous-même en moi. »

  2. De supplier Notre-Seigneur, au moment même de la communion et pendant qu’on dit trois fois Domine non sum dignus, de ne considérer en nous que les vertus et les mérites de la Très Sainte Vierge : « Oui, doux Sauveur de mon âme, je me reconnais tout à fait indigne de vous recevoir par moi-même, vu ma tiédeur et mes nombreuses infidélités. Mais voici à la place de mon cœur, celui de Marie, votre Mère et la mienne ! Ce cœur si pur et si saint sera votre demeure … Levez-vous, et venez habiter le lieu de votre repos, l’arche de votre sanctification. »

  3. D’emprunter encore après la communion, les dispositions d’amour et de reconnaissance de Marie, pour les offrir à Jésus-Christ en action de grâces : « Ma bonne Mère, adorez, aimez, glorifiez Jésus-Christ pour moi … faites-le vivre, grandir, dominer en moi. Etendez aussi, affermissez son règne dans le cœur de tous les fidèles, et surtout des personnes qui me sont chères. »


 

N’a-t-on pas institué, selon les désirs du Bx de Montfort, une Confrérie pour propager plus facilement cette pratique ?

Oui, Mgr Duhamel, archevêque d’Ottawa, a institué le 25 mars 1899 une Confrérie sous le titre de Confrérie de Marie, Reine des cœurs, érigée canoniquement en Archiconfrérie le 28 avril 1913 à Rome (44, Via Romagna) par saint Pie X.


 

Note de l’éditeur :

  • Voilà un extrait de la lettre pastorale et mandement de l’Archevêque d’Ottawa (Canada) érigeant la Confrérie de Marie, Reine des Cœurs : « Le Bienheureux de Montfort n’avait pour se défendre que son Rosaire et cette dévotion dans ses luttes à outrance contre les Jansénistes et les Protestants ; et il remporta la victoire. Cette victoire, quels que soient les rugissements de l’ennemi, quelque sombre que s’annonce l’avenir, nous voulons la gagner nous aussi… Souvenons-nous que Marie est aussi notre mère. Souvenons-nous que si elle a enfanté son Jésus sans douleur, c’est sur la Croix qu’elle nous a enfantés, nous autres : Homo et Homo natus est in ea – Ecce Mater tua [Un homme (Jésus) et encore un homme (tout chrétien) est né d’elle – Voici ta mère] rappelons-nous donc les gémissements de notre Mère ; efforçons-nous de la dédommager en lui donnant de véritables enfants qui sachent jusqu’où doit aller leur amour pour elle, et conforment leur conduite à leur savoir en entrant dans la nouvelle confrérie.

  • La Confrérie a été réorganisé sous Pie XII, puis a subit la réforme du Concile Vatican II. Il n’existe donc plus aujourd’hui et ne peut pas exister de confrérie, au sens canonique, qui puisse prétendre aux grâces et indulgences concédées par le pape. Cependant en ces temps de vacance formelle du Siège Apostolique, nous pouvons et devons espérer un surcroît de miséricorde de la part de la mère de miséricorde, médiatrice de toutes grâces. Ce qui compte c’est de rester dans l’esprit de la dévotion en s’appliquant à garder autant que possible les pratiques intérieures et extérieures.

  • Il en est de même pour l’Association des prêtres de Marie Reine des Cœurs (voir ci-dessous).

N’y a-t-il pas aussi une association de prêtres fondée pour répandre plus largement cette belle dévotion parmi les fidèles ?

Oui, en l’année 1907, a pris naissance l’Association des prêtres de Marie Reine des Cœurs, qui s’engagent à pratiquer et à prêcher la dévotion de la Sainte Vierge qu’a enseignée le B. de Montfort. Cette œuvre bénie et enrichie de privilège par le pape Pie X a reçu dès la première heure les encouragements d’un grand nombre d’évêques.

 

 

 

Consécration de soi-même à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, par les mains de Marie.

 

 

O Sagesse éternelle et incarnée ! ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et homme, Fils unique du Père éternel et de Marie toujours Vierge, je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l'éternité, et dans le sein virginal de Marie, votre très digne Mère, dans le temps de votre Incarnation.

Je vous rends grâce de ce que vous vous êtes anéanti vous-même en prenant la forme d'un esclave, pour me retirer du cruel esclavage du démon ; je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie, votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre par elle votre fidèle esclave : mais, hélas ! ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les promesses que je vous ai si solennellement faites dans mon baptême ; je n'ai point rempli mes obligations ; je ne mérite pas d'être appelé votre enfant, ni votre esclave ; et, comme il n'y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n'ose plus par moi-même approcher de votre très sainte et auguste Majesté.

C'est pourquoi j'ai recours à l'intercession de votre très sainte Mère, que vous m'avez donnée pour médiatrice auprès de vous ; et c'est par ce moyen que j'espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l'acquisition et la conservation de la Sagesse.

Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des Anges et des hommes ; je vous salue, ô Reine du Ciel et de la terre, à l'empire de qui est soumis tout ce qui est au-dessous de Dieu. Je vous salue, ô refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde ne manque à personne : exaucez les désirs que j'ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les vœux et les offres que ma bassesse vous présente.

O Moi N..., pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd'hui entre vos mains les vœux de mon baptême ; je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses œuvres et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n'ai été jusqu'ici.

Je vous choisis aujourd'hui en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Maîtresse ; je vous livre et consacre, en qualité d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l’éternité.

Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage, en l'honneur et union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir à votre maternité ; en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur ce petit vermisseau et ce misérable pécheur ; en action de grâces des privilèges dont la sainte Trinité vous a favorisée. Je proteste que je veux désormais, comme votre véritable esclave, chercher votre honneur et vous obéir en toutes choses.

O Mère admirable, présentez-moi à votre cher Fils, en qualité d'esclave éternel, afin que, m'ayant racheté par vous, il me reçoive par vous.

O Mère de miséricorde, faites-moi la grâce d'obtenir la vraie Sagesse de Dieu, et de me mettre pour cela au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez, que vous conduisez, que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.

O Vierge fidèle, rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur et esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ, votre Fils, que j'arrive, par votre intercession et à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre, et de sa gloire dans les Cieux. Ainsi soit-il.

 

 

 

N.B. : Saint Louis-Marie de Montfort fut canonisé par Pie XII en 1947 d’où le titre de bienheureux qui lui est ici donné.

 

 

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Monseigneur Joseph Selway

Publié le par Études Antimodernistes

Nous sommes heureux de pouvoir présenter un plus grand nombre de photographies de la cérémonie de la consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway, en attendant la publication d'un enregistrement vidéo de la cérémonie.

Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway
Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway

Consécration épiscopale de Monseigneur Joseph Selway

Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway
Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway

Première Messe Basse Pontificale de Mgr Selway

 

 

BLASON EPISCOPAL

de son Excellence Mgr. Joseph Sean Selway

Présentation par Sœur Mary Francis de Sales, C.S.T.A.1

Extraite et traduite à partir du Livret de la cérémonie de la consécration épiscopale

 

 

Fiat Voluntas Dei

Le blason est basé sur les armoiries de la famille Selway. Le nom des Selway date du douzième siècle, apparaissant pour la première fois dans les archives des Templiers en Angleterre, dans le Comté de Somerset, en 1185.

Les armoiries de la famille Selway portent la croix de saint André de sable (noire) et le lion d’or. La croix de saint André ou Sautoir consiste de deux lignes diagonales en forme de X ; elle symbolise la souffrance pour la foi et la persévérance. La couleur noire de la croix indique la constance. Le lion d’or symbolise le courage, la force et l’intrépidité ; il représente aussi le Christ, le « Lion de Juda ».

Aux emblèmes des Selway que sont la croix et le lion, a été ajoutée, dans la partie supérieure de l’écusson, une étoile éclairant un navire secoué par les flots. L’étoile est le symbole de Notre Dame, l’étoile de la mer. C’est Elle qui conduit l’âme représentée par le navire dans son voyage sur les vagues de la tribulation. Saint Thomas explique justement : « Comme au temps de la tempête, les marins sont guidés vers le port par l’étoile, ainsi nous sommes guidés par Marie sur la mer de ce monde jusqu’au paradis. » Saint Bernard de Clairvaux écrit : « Elle est cette glorieuse étoile qui s’élève de Jacob, dont les rayons éclairent toute la terre… Si les vents de la tentation viennent à souffler, si vous êtes  entrainés sur les rochers de la tribulation, regardez l’étoile, appelez Marie… Avec Elle pour guide, vous ne vous égarerez jamais. »

L’or qui borde la croix et qui entoure les armoiries est le symbole de l’amour de Dieu, de la charité qui est le « lien de la perfection ». L’écu est d’azur (fond bleu lapis) pour honorer Notre Dame.

Planant au-dessus de l’écu est une colombe, le symbole du Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit gouvernant l’Église et l’assistant, la rendant infaillible dans son enseignement. « Quand l’Esprit de vérité sera venu, Il vous enseignera toute vérité. » (Jean XVI, 13). Puisque c’est le devoir spécial de l’évêque de conduire le troupeau du Christ et de l’instruire dans la vérité, il doit toujours avoir une dévotion spéciale à l’Esprit de vérité.

Surplombant les armoiries, se trouve le chapeau pontificale à six pompons de chaque côté sur trois rangs. C’est un signe héraldique distinctif de l’évêque. En comparaison, celui d’un cardinal est rouge avec quinze pompons. Avant 1870, le chapeau pontifical se portait dans les processions solennelles en rapport avec les fonctions papales.

La devise Fiat Voluntas Dei (Que la volonté de Dieu soit faite), qu’a choisie Monseigneur Selway apparait sur les armoiries de famille et est l’ancienne devise des Selway. Cela est une heureuse coïncidence puisque cette maxime est tout à fait adaptée au mot d’ordre d’un évêque. Saint Alphonse affirme en effet : « La plus grande gloire que nous pouvions rendre à Dieu est d’accomplir sa volonté en toutes choses. »

 

1 C.S.T.A. : Congrégation des Sœurs de saint Thomas d’Aquin.

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Misereor super sacrificium!

Publié le par Études Antimodernistes

Inscription sur la tombe de Monseigneur Guérard des Lauriers, au cimetière de Raveau.

Inscription sur la tombe de Monseigneur Guérard des Lauriers, au cimetière de Raveau.

Il y a trente ans, Monseigneur Guérard des Lauriers nous quittait, après une vie de fidélité exemplaire à la Sainte Église, à la Foi Catholique, et aux Sacrements.

Voir le Memento au sujet de Mgr Guérard des Lauriers publié par Sodalitium.

Jeudi dernier, Monseigneur Joseph Selway fut consacré évêque par Monseigneur Donald Sanborn, assisté de Monseigneur Daniel Dolan et de Monseigneur Geert Stuyver.

Ces jours-ci furent donc des jours particulièrement centrés sur la question de l'épiscopat. L'importance de la transmission des Saints Ordres avait été bien comprise par Mgr Guérard des Lauriers. Voir à ce sujet son article “Consacrer des évêques”, republié tout récemment par Sodalitium sur internet.

Consécration épiscopale de Mgr Joseph Selway
Consécration épiscopale de Mgr Joseph Selway
Consécration épiscopale de Mgr Joseph Selway
Consécration épiscopale de Mgr Joseph Selway

Consécration épiscopale de Mgr Joseph Selway

Première Messe Pontificale (basse, avec chapelains, selon la coutume) de Mgr Selway
Première Messe Pontificale (basse, avec chapelains, selon la coutume) de Mgr Selway
Première Messe Pontificale (basse, avec chapelains, selon la coutume) de Mgr Selway
Première Messe Pontificale (basse, avec chapelains, selon la coutume) de Mgr Selway

Première Messe Pontificale (basse, avec chapelains, selon la coutume) de Mgr Selway

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