Thèse de Cassiciacum

Publié par Études Antimodernistes

L'explication thomiste

de l'état actuel de l'autorité dans l’Église :

La Thèse de Cassiciacum

 

Dernière mise à jour : 25/08/2017.

 

  • Cette page présente de façon non exhaustive les études publiées à ce jour concernant la Thèse de Cassiciacum. Le but étant de fournir une vue d'ensemble, le lecteur est renvoyé à différents documents pour approfondir chaque question. Certains documents sont difficiles à trouver, et leur diffusion n'est pas libre. Des documents plus récents, faciles à consulter (la plupart ayant été publiés par l'excellente revue Sodalitium), seront donc privilégiés.
  • Les études qui prouvent rigoureusement le changement doctrinal substantiel introduit par Vatican II ne sont pas ici énumérées, mais elles sont supposées, puisque la Thèse de Cassiciacum se fonde en partie sur ce constat.
  • Nous espérons que présenter ici de façon plus ou moins organisée ces différents documents aidera puissamment, par la grâce de Dieu, à la compréhension et à la diffusion de la Thèse de Cassiciacum, seule explication théologique valide de l'état actuel de l'autorité dans l’Église.
  • Nous voulons ici rendre hommage à Mgr Guérard des Lauriers, dont la vie et la mort ont été décrites de façon édifiante par M. l'abbé Murro (Sodalitium n°18).

 

 

> Pape, Papauté et Siège vacant, dans un texte de Saint Antonin de Florence et dans la pensée du Père Guérard des Lauriers.

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°66, pages 4 à 24.

Cet article est un très bon résumé de la Thèse de Cassiciacum, et peut donc servir comme une bonne introduction en la matière. Saint Antonin distingue l'aspect matériel de la Papauté de son aspect formel, ainsi que l'union des deux par l'acceptation de l'élection. L'abbé Ricossa, en se basant alors sur le cardinal Cajetan, analyse cet acte d'acceptation, et l'intention requise ; puis il applique ces principes théologiques traditionnels à la situation actuelle.

 

 

> La Papauté Matérielle.

Par M. l'abbé (maintenant Mgr) Donald J. Sanborn. L'étude originale fut écrite en latin, en deux parties (Pars IaPars IIa), mais une version française fut publiée en trois parties (Sodalitium n°46, pages 60 à 69 – Sodalitium n°48, pages 4 à 17 – Sodalitium n°49, pages 32 à 42).

Dans un but didactique, cette longue étude scolastique, désormais classique, après avoir présenté la distinction, traditionnelle en théologie, entre l'aspect matériel et l'aspect formel de la Papauté, reprend l'ensemble des principes qui soutiennent la Thèse de Cassiciacum, les explique progressivement, puis expose et démontre la thèse soutenue ; après quoi une douzaine d'objections sont réfutées. Un document clé pour une étude théologique profonde de la Thèse de Cassiciacum.

 

 

> « Le Sel de la terre » et le sédévacantisme.

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°52, pages 18 à 35.

Après une mauvaise présentation de la Thèse, sans en présenter l'argumentation, Le Sel de la terre objecte que la Thèse est une nouveauté, qu'elle ne résout pas le problème de la visibilité de l’Église, qu'elle est philosophiquement impossible. La même revue prétend que Vatican II n'est pas imposé avec autorité, ni les lois liturgiques et canoniques qui ont suivi (on se demande alors pourquoi les pères d'Avrillé sont contraints de vivre « hors-la-loi »), et ressort la théorie écônienne de « l'universalité dans le temps » comme condition de l'infaillibilité du magistère ordinaire universel. De plus, toujours selon la même revue, l'enseignement de Vatican II n'aurait pas de lien avec la foi catholique (pourquoi donc y résister?). L'abbé Ricossa prend la peine d'analyser toutes ces erreurs. On souhaiterait que les pères d'Avrillé prennent à leur tour la peine d'étudier – sérieusement – la Thèse du Père Guérard des Lauriers, sous l'égide duquel ils firent jadis leurs premiers pas.

 

 

> Réponse au numéro spécial de La Tradizione cattolica sur le sédévacantisme.

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°55, pages 31 à 72.

En réaction à un semblant de réfutation du sédévacantisme par M. l'abbé Simoulin, de la FSSPX, cette réponse rappelle l'importance de la soumission au Pape pour le salut, réfute la prétention de « position prudentielle » de la FSSPX, revient sur le côté historique du sédévacantisme (apparu au moins dès 1962) et de la rupture avec la FSSPX. Dans une quatrième partie, l'abbé Ricossa analyse et résout quelques objections théologiques fondées sur l'indéfectibilité de l’Église (notamment la grave question de la permanence de l’Église enseignante et du pouvoir de juridiction), puis répond à d'autres objections secondaires. Une bonne étude pour voir d'autres aspects de la Thèse de Cassiciacum et la réponse à bon nombre d'objections.

 

 

> Une objection à la Thèse de Cassiciacum. Réponse du Père Guérard des Lauriers.

Sodalitium n°61, pages 26 à 28.

A l'objection selon laquelle « Paul VI est pape quand il est catholique, et n'est pas “pape”, ou en tout cas n'a pas être suivi, quand il n'est pas catholique », le Père Guérard des Lauriers répond avec bon sens : « Le Pape ne peut pas être “catholique” occasionnellement seulement. Ou bien le Pape est “catholique”, et il est Pape dans tous les actes qu'il pose ; il doit être suivi dans chacune de ses ordinations, c'est-à-dire habituellement. Ou bien le pape n'est pas “catholique” ; et il n'a pas le droit d'être suivi, parce qu'il n'est pas Pape formellement. Soit l'un, soit l'autre. L'un exclut l'autre. »

 

 

> Brèves réponses à certains articles de la Fraternité contre la Thèse de Cassiciacum.

Par Pseudo-Dionisius. Sodalitium n°44, pages 33 à 38.

Dans une première partie, il est rappelé que le magistère de l’Église est toujours la règle prochaine de la foi, et que le catholique n'a pas à interpréter librement l’Écriture et la Tradition, contre l'interprétation qu'en fait le magistère de l’Église. Dans une deuxième partie, des attaques peu théologiques trouvent une réponse appropriée...

 

 

> La Thèse de Cassiciacum en question. Réponse à La Tour de David et au Sel de la terre.

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°55, pages 18 à 25.

Une réponse rapide à quelques objections souvent déjà réfutées quant au fond mais reformulées.

 

 

> Une consécration épiscopale valide est-elle nécessaire pour être Pape ?

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°62, pages 40 à 49.

Réponse à l'objection : « Si le nouveau rite de consécration épiscopale est invalide, alors Joseph Ratzinger, consacré précisément avec ce rite, ne serait pas évêque. Et puisque le Pape est évêque de Rome, il serait démontré par le fait même et par ce seul argument que Joseph Ratzinger n’est pas non plus Pape. Enfin, avec ce même argument, l’on voudrait démontrer que la Thèse de Cassiciacum, défendue et exposée par le Père Guérard des Lauriers et selon laquelle l’occupant du Siège apostolique (du moins depuis 1965) n’est pas formellement Pape, tout en le demeurant encore matériellement, aurait perdu toute validité et probabilité avec précisément l’élection de Joseph Ratzinger lequel, n’étant pas évêque (consacré) ne pourrait être ‘pape’ même matériellement. »

 

 

> L'élection du Pape.

Par M. l'abbé Francesco Ricossa. Sodalitium n°54, pages 5 à 17.

L'objection habituelle de l'impossibilité d'une élection canonique d'un futur Pape ne trouve pas une réponse satisfaisante dans le sédévacantisme strict (c'est-à-dire qui soutient une vacance formelle et matérielle du saint siège), malgré le recourt à l'idée du Concile Général imparfait, évoquée par le cardinal Cajetan. En l'absence de cardinaux, le théologien Cajetan ne donne en effet le droit d'élire le Pape ni aux évêques sans juridiction, ni aux simples laïcs, mais au Concile Général imparfait (composé des évêques résidentiels ayant juridiction). Dans l'ordre établi par la Divine Providence, le Pape ne peut pas non plus être désigné directement par le Ciel. Pourtant l’Église ne peut pas rester totalement privée d'électeurs du Pape. L'abbé Ricossa expose donc à nouveau la réponse satisfaisante donnée par la Thèse de Cassiciacum à cette objection. Cet article a suscité quelques réactions, que commente l'abbé Ricossa (Sodalitium n°55, pages 28 à30).