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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (5/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Question IV :

Le Saint-Esprit utilise-t-il les sectes schismatiques et/ou hérétiques comme moyen de salut ?


Par Monseigneur Donald J. Sanborn


Catholic Restoration, Septembre-Octobre 2004.

EtudesAntimodernistes.fr, Août 2016.


ENSEIGNEMENT DE VATICAN II

ET DES DÉCLARATIONS ET DOCUMENTS POSTÉRIEURS


  • En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique. (Vatican II, Unitatis Redintegratio, 3).


  • N'arrive-t-il pas parfois que la fermeté de la croyance des membres des religions non chrétiennes - effet elle aussi de l'Esprit de vérité opérant au-delà des frontières visibles du Corps mystique - devrait faire honte aux chrétiens ? (Jean-Paul II, Redemptor Hominis).


  • Il est extrêmement important de faire une présentation correcte et loyale des autres Églises et communautés ecclésiales dont l'Esprit du Christ ne refuse pas de se servir comme de moyens de salut. (Jean-Paul II, Catechesi Tradendae, 16 octobre 1979).




ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET COMMENTAIRE

  • Car en effet, vous savez aussi bien que Nous, Vénérables Frères, avec quelle constance nos pères se sont efforcés d'inculquer cet article de foi que ces innovateurs osent nier, à savoir, la nécessité de la foi et l'unité Catholique pour obtenir le salut. C'est ce qui fut enseigné par un des plus célèbres disciples des Apôtres, St Ignace Martyr, dans son Épître aux Philadelphiens : « Ne vous trompez pas, » leur écrivit-il, « celui qui s'attache à l'auteur d'un schisme ne possédera pas le royaume de Dieu. » St Augustin et les autres évêques d'Afrique en 412 dans le Concile de Cirta se sont exprimés sur ce sujet dans les termes suivants : « Celui qui est séparé du corps de l’Église Catholique, combien louable puisse sa conduite par ailleurs paraître, ne jouira jamais de la vie éternelle, et la colère de Dieu reste sur lui en raison du crime dont il est coupable en vivant séparé du Christ. » (Épître 141) Et sans présenter ici le témoignage d'une quantité presque innombrable d'autres anciens Pères, Nous Nous limiterons à citer notre glorieux prédécesseur, St Grégoire le Grand, qui témoigne explicitement que tel est l'enseignement de l’Église Catholique sur ce point. « La sainte Église universelle, » dit-il, « enseigne que Dieu ne peut être vraiment adoré si ce n'est dans son sein : elle affirme que tous ceux qui sont séparés d'elle ne seront pas sauvés. » [Grégoire XVI, Encyclique Summo jugiter, 27 Mai 1832, aux Évêques de Bavière]


Commentaire : D'après le Saint Père, c'est un article de foi que ceux qui ne possèdent pas la Foi Catholique et qui ne sont pas membres de l’Église Catholique iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés de faute à cause de l'ignorance invincible.

Ainsi, ceux qui adhèrent au schisme de Photius [i.e., les Orthodoxes Orientaux] iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.

De même, ceux qui sont séparés de l’Église Catholique ont la colère de Dieu sur eux, et iront en enfer, en dépit des autres vertus qu'ils peuvent avoir, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.

Les hérétiques et les schismatiques ne peuvent pas donner une vraie adoration à Dieu, parce qu'ils sont séparés des Siens. Parce qu'ils sont séparés de l’Église, ils iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés par l'ignorance invincible.


  • L’Église déclare hautement que tout l’espoir de l’homme, que tout son salut est dans la foi chrétienne, dans cette foi qui enseigne la vérité, dissipe par sa lumière divine les ténèbres de l’ignorance humaine, opère par la charité ; et en même temps dans l’Église catholique, car elle conserve le vrai culte, elle est le sanctuaire inébranlable de la foi même, et le temple de Dieu hors duquel, sauf l’excuse d’une ignorance invincible, il n’y a point de salut à attendre. [Pie IX, Lettre Singulari quidem, 17 Mars 1856, à l’épiscopat autrichien]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas un moyen de salut, et ceux qui y adhèrent n'ont aucun espoir d'aller au ciel, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Et ici, Fils bien-aimés et Frères Vénérables, Nous devons une fois de plus rappeler et condamner la très grave erreur dans laquelle, malheureusement, quelques catholiques sont tombés, croyant que des personnes vivant dans l'erreur et en dehors de la vrai foi et de l'unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Ceci est absolument contraire à l'enseignement catholique. Nous savons et vous savez que ceux qui sont invinciblement ignorants de notre très sainte religion, et qui, observant avec attention la loi naturelle et ses préceptes mis par Dieu dans le cœur de tout homme, disposés à obéir Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec le secours de la lumière et de la grâce divines, mériter la vie éternelle ; … Mais ce dogme catholique est également bien connu : que personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église Catholique et que ceux qui se révoltent sciemment contre l'enseignement et l'autorité de l’Église ne peuvent pas obtenir le salut éternel, ni ne le peuvent ceux qui se séparent volontairement de l'union avec l’Église et avec le Pontife Romain, le successeur de Pierre, à qui le Sauveur a confié la garde de sa vigne. [Pie IX, Lettre Quanto conficiamur moerore, 10 août 1863]


Commentaire : Par conséquent l'enseignement de Vatican II, à savoir, que les religions non-catholiques sont moyens de salut, est hérétique, puisqu'il est absolument contraire à l'enseignement catholique.

Les schismatiques qui se révoltent sciemment contre l'autorité de l’Église, ou qui se sont volontairement séparés du Pontife Romain, iront en enfer, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Certainement, les catholiques ne désirent rien tant que la disparition de tous les schismes et dissensions du milieu des Chrétiens, et que tous travaillent à conserver l'unité d'esprit dans le lien de la paix. C'est pourquoi l’Église Catholique prie et invite les fidèles à prier le Dieu Tout-puissant afin que tous ceux qui ont quitté l’Église Romaine se convertissent à la vraie foi, abjurent leurs erreurs, et retournent en grâce dans son sein, en dehors duquel il n'y a pas de salut. [Pie IX, Lettre du Saint Office, 16 septembre 1864, à l'épiscopat anglais]


Commentaire : Il n'y a pas de salut en dehors de l’Église Romaine. Les hérétiques et les schismatiques doivent abjurer leurs erreurs et retourner à l’Église Romaine pour se sauver.


  • De ceci il s'ensuit aussi qu'ils ne peuvent se promettre aucune des grâces et des fruits du sacrifice perpétuel et des sacrements qui, bien qu'ils soient administrés de façon sacrilège, sont néanmoins valides et alimentent dans une certaine mesure cette forme et apparence de piété que St Paul mentionne (I. Cor XIII:3) et dont St Augustin parle plus longuement : « La forme de la branche , » dit celui-ci avec grande précision, « peut être encore visible, même détachée de la vigne, mais la vie invisible de la racine ne peut être préservée que par l'union au cep. C'est pourquoi les sacrements corporels, que certains conservent et utilisent en dehors de l'unité du Christ, peut préserver l'apparence de la piété. Mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer plus que la sensation dans un membre amputé. » (Serm. LXXI, in Matth., 32) Mais puisqu'ils n'ont plus les sacrements, à l'exception du baptême, qu'ils confèrent, dit-on, sans cérémonies aux enfants ; un baptême fructifiant pour ceux-ci, pourvu qu'en arrivant à l'âge de raison ils n'embrassent pas le schisme, mais mortel pour ceux qui l'administrent, puisqu'en le conférant ils agissent volontairement dans le schisme ;… [Léon XIII, Lettre Eximia Nos laetitia, 19 Juillet 1893, à l'évêque de Poitiers, au sujet du schisme de la « Petite Église. »]


Commentaire : Les schismatiques et les hérétiques, bien qu'ils puissent avoir des sacrements valides, ne peuvent se promettre aucune des grâces et des fruits du sacrifice perpétuel et des sacrements. Les église hérétiques et schismatiques, malgré tous les « éléments de l’Église du Christ » qui peuvent s'y trouver, sont des membres amputés sans sensation. On est loin de la « communion partielle » et des « liens étroits. »

Bien que les sectes hérétiques et schismatiques puissent conférer validement le baptême, elles commettent un péché mortel en le faisant. Ces baptêmes donnent la grâce, mais la grâce est perdue si le baptisé, parvenu à l'âge de raison, embrasse le schisme. La secte schismatique, par conséquent, infecte l'âme des baptisés avec le poison mortel du schisme, et ses adhérents, s'ils sont consentants, perdent la grâce du baptême et vont en enfer. La secte est par conséquent un moyen de damnation.


  • L’Église du Christ est donc unique et, de plus, perpétuelle : quiconque se sépare d'elle, s'éloigne de la volonté et de l'ordre de Jésus-Christ Notre-Seigneur, il quitte le chemin du salut, il va à sa perte. « Quiconque se sépare de l’Église pour une épouse adultère, abdique aussi les promesses faites à l’Église. Quiconque abandonne l’Église du Christ ne parviendra point aux récompenses du Christ. Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut. » (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate) [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 Juin 1896]


Commentaire : Les schismatiques et les hérétiques quittent le chemin du salut et entrent celui de la perdition. Au lieu d'être moyen de salut, les sectes non-catholiques sont des églises adultères. Ceux qui y adhèrent vont en enfer, à moins d'être excusés par l'ignorance invincible.


  • Par conséquent, tous ceux qui veulent arriver au salut en dehors de l’Église se trompent de route et font de vains efforts. [Léon XIII, Encyclique Tametsi, 1er Novembre 1900]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas des moyens de salut, et font de vains efforts.


  • Ceci est pour vous notre dernière leçon : recevez-la, gravez-la tous dans vos esprits : par le commandement de Dieu le salut ne se trouve que dans l’Église ; l'instrument fort et effectif du salut n'est pas autre que le Pontificat Romain. [Léon XIII, Allocution pour le 25ème anniversaire de son élection, 20 Février 1903]


Commentaire : Les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas des moyens de salut.


  • Et Dieu, père et ami de la paix, maître des temps et des heures hâtera le jour où les peuples d'Orient doivent revenir triomphants à l'unité catholique et, unis au Siège apostolique, purifiés de toute erreur, entrer au port du salut éternel. [St Pie X, Lettre Ex quo, nono labente, 26 Novembre 1910, aux délégués Apostoliques d'Orient]


Commentaire : Ce que les schismatiques doivent faire pour obtenir le salut, c'est répudier leur schisme et retourner à l’Église Romaine.



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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (4/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Question III :

Est-il vrai que dans toute célébration valide de l'Eucharistie l’Église une, sainte, catholique et apostolique devient présente ?


Par Monseigneur Donald J. Sanborn


Catholic Restoration, Septembre-Octobre 2004.

EtudesAntimodernistes.fr, Juillet 2016.




ENSEIGNEMENT DE VATICAN II

ET DES DÉCLARATIONS ET DOCUMENTS POSTÉRIEURS


  • En effet, « par la célébration de l'Eucharistie du Seigneur dans ces Églises particulières, l’Église de Dieu s'édifie et grandit », parce que l’Église une, sainte, catholique et apostolique est vraiment présente dans toute célébration valide de l'Eucharistie. (CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur Certains Aspects de l’Église Comprise comme Communion. [1992], 17)





ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET COMMENTAIRE

  • Les schismatiques osent élever un autel et profaner la vérité de la divine Victime par de faux sacrifices. [Saint Cyprien, De Unitate Ecclesiae, c.17. P.L. 4, 513.]


Commentaire : Les sectes schismatiques, « orthodoxes » profanent la vérité de la divine Victime par de faux sacrifices.


  • Ailleurs [i.e., en dehors de l’Église] il n'y a ni prêtrise légitime ni vrais sacrifices. [Saint Léon le Grand, Ep. LXXX Ad Anatolium, cap. 2.]


Commentaire : Malgré la validité de leur sacerdoce et de leurs Messes, les schismatiques n'ont ni prêtrise légitime ni vrai sacrifice, c'est-à-dire qui plaise à Dieu, parce qu'ils l'offrent en dehors de l’Église et que leurs prêtres n'agissent pas au nom de l’Église.


  • Dieu déteste leurs sacrifices [i.e., des hérétiques] et les rejette loin de Lui, et à chaque fois qu'ils se réunissent au nom du Seigneur, Il fuit leur odeur, et se pince le nez… [Saint Jérôme, In Amos, V:22, P.L. 25, 1053-1054]


Commentaire : Dieu se pince le nez contre la mauvaise odeur des sacrifices offerts par les hérétiques.


  • Car qu'est ce que le péché de schisme, commis par le prêtre intrus, sinon usurper le ministère pastoral par son action propre, sans aucune autorisation, et même au mépris de l'autorité de l'évêque qu'il rejette ? [Pie VI, Instruction Laudabilem majorum, 26 septembre 1791, aux Évêques français]


Commentaire : L'offrande d'une Messe par un prêtre schismatique est acte peccamineux de schisme.


  • Celui qui abandonne ce Siège [Romain] ne peut pas espérer demeurer dans l’Église ; celui qui mange l'agneau en dehors de l’Église n'a aucune part avec Dieu. [Pie IX, Encyclique Amantissimus, 18 avril 1862]


Commentaire : Les schismatiques, qui mangent l'agneau [i.e. disent la Messe et reçoivent la Sainte Communion] en dehors de l’Église, n'ont aucune part avec Dieu.


  • Et puisque la consécration de l'Eucharistie est un pouvoir qui découle du pouvoir d'Ordre, ceux qui sont séparés de l’Église par l'hérésie, le schisme, ou l'excommunication peuvent en effet consacrer l'Eucharistie, qui en étant consacrée par eux contient le vrai corps et sang du Christ ; mais ils agissent mal et pêchent en faisant cela ; et par conséquent ils ne reçoivent pas le fruit du sacrifice, qui est un sacrifice spirituel. [Saint Thomas d'Aquin, IIIa, q.82, art. 7, c.]


Commentaire : Ainsi les schismatiques, les hérétiques et les excommuniés, même s'ils consacrent validement, commettent objectivement un péché à chaque fois, et ne reçoivent pas le fruit du sacrifice.


  • Le prêtre, en récitant les prières de la Messe, parle en personne de l’Église, dans l'unité de laquelle il demeure ; mais en consacrant le sacrement il parle en personne du Christ, dont il tient la place par le pouvoir de ses Ordres. Par conséquent, un prêtre séparé de l'unité de l’Église, lorsqu'il célèbre la messe, n'ayant pas perdu le pouvoir d'Ordre, consacre le vrai corps et sang du Christ ; mais parce qu'il est coupé de l'unité de l’Église, ses prières n'ont aucune efficacité. [Saint Thomas d'Aquin, IIIa, q.82, art. 7, ad 3um.]


Commentaire : Les Messes des schismatiques orientaux, quoique valides, n'ont aucune efficacité impétratoire, puisque le prête n'agit pas en personne de l’Église. Comment quelqu'un commettant un péché mortel en disant la Messe, parce que schismatique, et n'agissant pas en la personne de l’Église, pourrait-il rendre présent l’Église une, sainte, catholique et apostolique ?


  • Les prêtres séparés de l’Église, quoiqu'ils offrent le sacrifice validement au nom du Christ, néanmoins n'offrent pas le sacrifice comme ministres de l’Église et en la personne de l’Église même. Car le prêtre est mandé par l’Église de prier pour intercéder, et d'offrir dans son nom ; et à cet égard l’Église peut enlever d'une prêtre séparé l’habilité de sacrifier en son nom. [R.P. Félix M. Cappello, S.J., Tractatus Canonico-moralis de Sacramentis, (Turin : Marietti), 1962, I, p. 462]




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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (3/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Question II :

Est-il possible d'appartenir à l’Église du Christ

sans être soumis au Pape ?


Par Monseigneur Donald J. Sanborn


Catholic Restoration, Septembre-Octobre 2004.

EtudesAntimodernistes.fr, Juin 2016.




ENSEIGNEMENT DE VATICAN II

ET DES DÉCLARATIONS ET DOCUMENTS POSTÉRIEURS

ET COMMENTAIRE


  • Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine. (Dominus Iesus, 17)


  • Cependant, puisque la communion avec l’Église universelle, représentée par le Successeur de Pierre, n'est pas un complément extérieur à l’Église particulière, mais un de ses éléments constitutifs internes, la situation de ces vénérables communautés chrétiennes implique aussi une blessure de leur condition d’Église particulière. (CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur Certains Aspects de l’Église Comprise comme Communion. [1992], 17)


  • Parmi ces multiples expressions particulières de la présence salvifique de l'unique Église du Christ, on trouve dès l'époque apostolique des expressions qui sont en elles-mêmes Églises, parce que, bien qu'elles soient particulières, l’Église universelle est présente en elles avec tous ses éléments essentiels. (CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur Certains Aspects de l’Église Comprise comme Communion. [1992], 7)


  • Les éléments de cette Église déjà donnée existent, unis dans toute leur plénitude, dans l’Église catholique et, sans cette plénitude, dans les autres Communautés, où certains aspects du mystère chrétien ont parfois été mieux mis en lumière. L'œcuménisme vise précisément à faire progresser la communion partielle existant entre les chrétiens, pour arriver à la pleine communion dans la vérité et la charité. (Ut unum sint, 14)


Commentaire : L'ecclésiologie de Vatican II affirme que les « Églises particulières » schismatiques et / ou hérétiques, qui font partie de l’Église du Christ, l’Église universelle, et en lesquelles l’Église universelle est présente avec tous ses éléments essentiels, ne sont que blessées, en raison de leur refus de se soumettre au Pontife Romain.

La conclusion, évidemment, est que la soumission au Pontife Romain n'est pas un élément essentiel de l’Église universelle, puisqu'il serait autrement impossible d'affirmer que « l’Église universelle est présente en elles [les Églises particulières] avec tous ses éléments essentiels. »

Une « Église blessée » est une Église qui peut être accidentellement diminuée, même imparfaite, mais une Église qui est néanmoins substantiellement intégrale. Quand cette simple analyse de bon sens est appliquée à l'affirmation de Ratzinger, celle dernière signifie que le rejet de la soumission au Pontife Romain ne cause pas de séparation de la véritable Église (mort ecclésiale), mais seulement une blessure, une imperfection accidentelle, dans le sens qu'elle ne ruine pas l'essence. Par analogie, la nature humaine, après le péché originel, a toutes ses parties métaphysiques et physiques, essence et existence, corps et âme, ainsi que toutes les facultés propres au corps et à l'âme, mais elle est blessée, c'est-à-dire, elle a des difficultés à produire correctement les actes de ces facultés à cause des effets du péché originel.

Dans le système ecclésiologique de Vatican II, la différence entre l’Église Catholique et les communautés Chrétiennes non-Catholiques n'est qu'une différence de degré de plénitude. L’Église du Christ « subsiste dans » l’Église Catholique, car elle a la totalité des éléments de l’Église du Christ, mais l’Église de Christ se trouve partiellement dans les sectes non-Catholiques.

Cette doctrine comporte deux hérésies : (1) que l’Église du Christ puisse se trouver à l'extérieur de l’Église Catholique Romaine ; (2) que la soumission au Pontife Romain ne soit pas un élément essentiel pour appartenir à l’Église du Christ, mais seulement un élément.






ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET COMMENTAIRE

  • Souvenez-vous et comprenez bien « que là où est Pierre, là est l’Église » (St. Ambroise, In Psalm. 40, no. 30) ; que « ceux qui n'ont pas au milieu d'eux le siège de Pierre, qui le déchirent par un schisme impie, n'ont pas de part à l'héritage de Pierre » (St. Ambroise, De Pœnitent., Livre I, c. VII) ; « que ceux qui refuse de s'associer avec la communion de la Chaire de Pierre appartiennent à l'Antichrist, et non au Christ » (St. Jérôme, Epist. XV ad Damasum). [ Léon XII, Exhortation Pastoris aeterni, 2 juillet 1826, au parti anti-concordataire de la nation Française, au sujet de la Petite Église schismatique]


Commentaire : Les sectes hérétiques et / ou schismatiques, puisqu'elles refusent de s'associer avec la communion de la Chaire de Pierre, appartiennent à l'Antichrist, et non au Christ. Elles ne sont pas, par conséquent, des Églises particulières qui appartiennent à l’Église universelle du Christ, en lesquelles l’Église universelle est présente avec tous ses éléments. Plutôt, l'Antichrist est en elles avec tous ses éléments essentiels.


  • C'est un article de foi que le Pontife Romain, successeur du Bienheureux Pierre le prince des Apôtres, a une primauté non seulement d'honneur, mais aussi d'autorité et de juridiction sur l’Église universelle, et que, par conséquent, les évêques, également, sont sous son autorité. C'est pourquoi, comme le dit St. Léon, il est nécessaire à toute l’Église dans le monde entier, d'être unie au Saint Siège de Pierre, c'est-à-dire, à l’Église Romaine, et d'y recourir comme au centre de l'unité Catholique et de la communion ecclésiastique, « si bien que celui qui ose se retirer de l'unité de Pierre est exclu des divins mystères. » (Epist. X ad episc. Prov. Vienn.) Et St. Jérôme ajoute, « Celui qui mange l'agneau en dehors de l'arche de Noë a péri au moment du déluge. » (Epist. XV, ad Damasum) Et, comme l'homme qui n'amasse pas avec le Christ, celui qui n'amasse pas avec son Vicaire, « disperse. » Comment en effet est-il possible à un homme d'amasser avec le Vicaire du Christ, s'il rejette son autorité sacrée, s'il viole les droits en vertu desquels ce Vicaire se déclare, à la tête de l’Église, le centre de l'unité, investi de la primauté d'ordre et de juridiction, et du pouvoir divinement reçu dans sa plénitude pour paître, commander et gouverner l’Église universelle ? [Grégoire XVI, Encyclique Commissum divinitus, 17 mai 1835, au clergé Suisse]


Commentaire : Les sectes hérétiques et / ou schismatiques sont exclues des divins mystères.

De plus, les sectes hérétiques et / ou schismatiques « dispersent, » c'est-à-dire, ne contribuent pas à l’œuvre du salut éternel, mais travaillent en fait contre le Christ et Son Église, puisqu'elles ne sont pas unies au Siège de Pierre.


  • Celui qui se sépare de ce Siège [Romain] ne peut pas espérer demeurer dans l’Église ; celui qui mange l'agneau en dehors de celle-ci n'a aucun partage avec Dieu. [Pie IX, Encyclique Amantissimus, 18 avril 1862]


Commentaire : Les sectes hérétiques et /ou schismatiques ne font pas partie de l’Église et n'ont aucune part avec Dieu, puisqu'elles ne sont pas soumises au Siège Romain. Vatican II contredit l'enseignement de l’Église Catholique Romaine. N'avoir aucune part avec Dieu c'est n'avoir aucune part avec l’Église. L'affirmation de Pie IX, par conséquent, exclut la notion de communion partielle avec les sectes non catholiques.


  • Le Pape Hormidas voulut que la même chose soit affirmée par les évêques abjurant le schisme d'Acacius dans une formule aprouvée par le suffrage de toute l'antiquité chrétienne, où ceux « qui ne sont pas d'accord en toutes choses avec le Siège Apostolique » sont dits « séparés de le communion de l’Église catholique. » [Pie IX, Lettre du Saint Office, 16 septembre 1864, aux évêques anglais]


Commentaire : Les sectes hérétiques et /ou schismatiques sont séparées de la communion de l’Église, parce qu'elles ne sont pas en accord avec le Siège Apostolique. Où peut-on trouver quelque allusion à une communion partielle ?


  • Nous enseignons donc et déclarons que l’Église Romaine, par disposition divine, possède la souveraineté de pouvoir ordinaire sur toutes les autres Églises, et que ce pouvoir de juridiction ordinaire du Pontife Romain, qui est vraiment épiscopale, est immédiate : … si bien que l’Église du Christ est un seul troupeau sous un seul pasteur suprême, par la préservation de l'unité de communion et de foi avec le Pontife Romain. Ceci est la doctrine de vérité catholique, de laquelle personne ne peut s'écarter sans perdre la foi et le salut. [Pie IX, Constitution Apostolique Pastor Æternus, 18 juillet 1870]


Commentaire : Vatican II est clairement hérétique, puisqu'il soutient que les sectes hérétiques et /ou schismatiques font partie de l’Église du Christ, bien qu'elles soient séparées du Pontife Romain par la communion et par la foi. Ce que dit Vatican II est contraire à la déclaration de Pie IX, et est donc hérétique.


  • L’Église ne peut jamais se réconcilier avec l'erreur, et le Pape ne peut pas être séparé de l’Église. [Pie IX, Allocution aux pèlerins de Rome et de l'étranger, 27 novembre 1871]


Commentaire : La doctrine de Vatican II sépare l’Église et le Pape, puisqu'elle enseigne que les sectes hérétiques et /ou schismatiques font partie de l’Église du Christ, sans être unies au Pontife Romain.


  • D'où, puisque en dehors de l’Église Catholique il n'y a rien d'immaculé, l'Apôtre disant que « tout ce qui ne procède pas de la foi est péché, » nous ne sommes en rien semblables à ceux qui sont séparés de l'unité du Corps du Christ ; nous ne leur sommes liés par aucune communion. [Pape St Léon le Grand, Sermo CXXIX]


Commentaire : La nouveauté de la « communion partielle » de Vatican II contredit l'enseignement du Pape St. Léon le Grand.


  • De là vient que de ce siège apostolique où Pierre vit, préside et fait part de la vérité de la foi à ceux qui la cherchent, émanent tous les droits de la vénérable communion ; et ce même Siège « est assurément pour les autres églises répandues dans tout l'univers ce que la tête est pour les autres membres du corps ; et quiconque se sépare ainsi de ce Siège devient étranger à la religion Chrétienne, puisqu'il cesse de faire partie de sa structure » (St. Boniface, Ep. 14) [Pie IX, Encyclique Etsi multa, 21 novembre 1873]


Commentaire : Les membres des sectes hérétiques et / ou schismatiques sont étrangers à la religion Chrétienne, puisqu'ils cessent d'appartenir à sa structure, en refusant de se soumettre au Pontife Romain. Ces sectes ne sont pas des « Églises particulières » qui seraient en « communion partielle » avec l’Église Catholique, mais sont étrangères à la religion Chrétienne, selon l'enseignement du Saint Père.


  • Mais quiconque dans sa manière de penser ou d'agir se sépare de son pasteur et du pasteur suprême, le Pontife romain, n'a plus aucun lien avec le Christ : « Celui qui vous écoute, m'écoute ; et celui qui vous méprise, me méprise » (Luc X:16) : quiconque en effet est étranger au Christ, dissipe plutôt qu'il n'amasse. [Léon XIII, Lettre Officio sanctissimo, 22 décembre 1887, aux évêques de Bavière]


Commentaire : Par conséquent les sectes hérétiques et / ou schismatiques n'ont plus aucun lien avec le Christ. Ces sectes ne sont pas des « Églises particulières » qui seraient en « communion partielle » avec l’Église Catholique, et qui feraient partie de l’Église du Christ. L’Église ne leur est pas « unie pour de multiples raisons », contrairement à ce que soutient Vatican II. En fait, elles dissipent contre le Christ par leurs activités.


  • Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]


Commentaire : Les sectes hérétiques et / ou schismatiques ne sont pas dans l’Église du Christ, parce qu'elle ne sont pas soumises à l'autorité de St. Pierre et de ses successeurs légitimes.


  • Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]


Commentaire : Par conséquent les sectes hérétiques et / ou schismatiques sont détachées du Christ, et ne sont pas, contrairement à ce qu'affirme Vatican II, simplement blessées.




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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (2/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Question I :

Les églises schismatiques et/ou hérétiques

font-elles partie de l’Église du Christ ?


Par Monseigneur Donald J. Sanborn


Catholic Restoration, Septembre-Octobre 2004.

EtudesAntimodernistes.fr, Juin 2016.



ENSEIGNEMENT DE VATICAN II

ET DES DÉCLARATIONS ET DOCUMENTS POSTÉRIEURS


  • Cette communion existe spécialement avec les Églises orientales orthodoxes qui, bien que séparées du Siège de Pierre, restent unies à l’Église Catholique par des liens très étroits, comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, méritant par conséquent le titre d’Églises particulières. (CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur Certains Aspects de l’Église Comprise comme Communion. [1992], 17)



  • Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine. (Dominus Iesus, 17)



  • C'est pour cela que l’Église universelle est le Corps des Églises [i.e. des églises particulières]. (CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur Certains Aspects de l’Église Comprise comme Communion. [1992],8)



  • Dans ces assemblées vraiment plénières, les communautés ecclésiales de divers pays rendent réel le deuxième chapitre fondamental de Lumen Gentium qui traite des nombreuses « sphères » d'appartenance à l’Église en tant que Peuple de Dieu et du lien qui existe avec elle, même de la part de celles qui n'en font pas encore partie. (Jean Paul II, Discours à la Curie Romaine, 28 juin 1981)






ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET COMMENTAIRE

  • Celui qui se sépare de ce Siège [Romain] ne peut pas espérer demeurer dans l’Église ; celui qui mange l'agneau en dehors de celle-ci n'a aucun partage avec Dieu. [Pie IX, Encyclique Amantissimus, 18 avril 1862]



Commentaire : L'ecclésiologie de Vatican II est hérétique puisqu'elle affirme que les sectes non-catholiques sont des Églises particulières qui appartiennent à l'Église du Christ. L'enseignement catholique est que l'Église du Christ est exactement la même chose que l’Église Catholique Romaine, et que ceux qui sont séparés de l'Église Catholique Romaine sont séparés de l’Église du Christ et du Christ lui-même.



  • Ceci [cette nouveauté] peut se résumer ainsi, qu'elle suppose que la vraie Église de Jésus Christ est composée en partie de l’Église Romaine, établie et propagée dans le monde entier, et en partie du schisme de Photius et de l'hérésie Anglicane, lesquels ont, avec l’Église de Rome, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. [Pie IX, Lettre du Saint Office, 16 septembre 1864, aux évêques anglais]



Commentaire : La nouvelle ecclésiologie avait déjà été condamnée en 1864. Bien que les apologistes de Vatican II affirment que leur théorie n'est pas la même que la « Branch Theory », qui est ici condamnée, elle l'est de fait : l’Église du Christ est composée de plusieurs parties qui diffèrent par la foi et le gouvernement.



  • Cette nouveauté est d'autant plus dangereuse qu'elle est présentée sous les apparences de la piété et d'une sollicitude ardente pour l'unité de la société Chrétienne. Le fondement sur lequel elle est bâtie est tel qu'il renverse complètement la constitution divine de l’Église. [Pie IX, Lettre du Saint Office, 16 septembre 1864, aux évêques anglais]



Commentaire : La nouvelle ecclésiologie est hérétique, car elle détruit la constitution divine de l’Église.


  • Mais maintenant, celui qui considère avec attention, et médite sur la condition des diverses sociétés religieuses divisées entre elles et séparées de l’Église Catholique... se rendra facilement compte qu'aucune des ces sociétés ni toutes ces sociétés ensemble, ne constituent d'aucune façon ni ne sont cette Église une et catholique, que le Christ Seigneur a fondée, a constituée, et a voulue ; et qu'on ne peut absolument pas leur donner le titre de membre ou partie de cette Église, puisqu'elles sont visiblement séparées de l'unité catholique. [Pie IX, Lettre Jam vos omnes, 13 septembre 1868, aux protestants et autres non-catholiques]



Commentaire : Vatican II contredit directement l'enseignement du Pape Pie IX.



  • Celui qui abandonne la chaire de Pierre sur laquelle est fondée l’Église, se ment à lui-même en se disant être dans l’Église ; puisque qu'il est déjà schismatique et pécheur, celui qui dresse une autre chaire contre l'unique chaire du Bienheureux Pierre, de laquelle tous reçoivent les droits d'une vénérable communion. [Pie IX, Encyclique Quartus supra, 6 janvier 1873, aux Arméniens]



Commentaire : Par conséquent les schismatiques, qui répudient l'autorité du Pape, et qui élèvent des chaires contre lui, ne sont pas dans l'Église et ne sont pas en communion avec elle.



  • La doctrine catholique la plus élémentaire enseigne que personne ne peut être considéré comme évêque légitime s'il n'est pas uni par la communion de foi et de charité à la Pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s'il n'adhère pas au Pasteur Suprême auquel ont été confiées toutes les brebis, afin qu'il de les paître, s'il n'est pas lié à celui qui a le devoir de confirmer ses frères qui sont en ce monde. [Pie IX, Encyclique Etsi multa, 21 novembre 1873]



Commentaire : Par conséquent, les évêques schismatiques ne sont pas des évêques légitimes, et leurs « Églises » ne sont pas légitimes.



  • Mais quiconque dans sa manière de penser ou d'agir se sépare de son pasteur et du pasteur suprême, le Pontife romain, n'a plus aucun lien avec le Christ : « Celui qui vous écoute, m'écoute ; et celui qui vous méprise, me méprise » (Luc X:16) : quiconque en effet est étranger au Christ, dissipe plutôt qu'il n'amasse. [Léon XIII, Lettre Officio sanctissimo, 22 décembre 1887, aux évêques de Bavière]



Commentaire : Par conséquent, les sectes schismatiques et les sectes hérétiques n'ont plus aucun lien avec le Christ. Elles ne sont pas des « Églises particulières » qui sont en « communion partielle » avec l'Église Catholique, et qui font partie de l'Église du Christ. En fait, elles dispersent, contre le Christ, par leurs activités.



  • Mais quand nous examinons les faits, nous constatons que Jésus-Christ n'a point institué une Église composée de plusieurs communautés de nature similaire, mais distinctes les unes des autres, et non rattachées entre elles par ces liens, qui rendent l’Église unique et indivisible selon ce que nous professons dans le symbole de la foi : « Je crois en une Église. » [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896]



Commentaire : La nouvelle ecclésiologie contredit directement l'enseignement du Pape Léon XIII, qui exclut ici la notion de l'Église du Christ comme une chose consistant en une union de plusieurs « Églises » distinctes. Il identifie l'ecclésiologie traditionnelle avec le Credo lui-même ; celle-ci appartient donc à la foi.



  • L’Église du Christ est donc une et perpétuellement la même : quiconque se sépare d'elle, s'éloigne de la volonté et de l'ordre du Christ Seigneur, il quitte le chemin du salut et s'engage sur celui de la perdition. « Quiconque est sépare de l’Église est uni à une adultère. Il a renoncé aux promesses faites à l’Église, et celui qui quitte l’Église du Christ ne parviendra point aux récompenses du Christ… Celui qui ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut. » (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896]



Commentaire : Les sectes schismatiques et hérétiques sont donc unies à une adultère, selon les mots du pape Léon et de saint Augustin. Ceci est tout à fait différent de la théorie de « l'Église particulière » de Vatican II. Selon l'Église catholique, ce sont des « Églises adultères. »

Ainsi, ceux qui sont membres des « Églises adultères » iront en enfer, à moins qu'ils ne soient excusés de faute par une ignorance invincible.



  • Pénétrée à fond de ses principes et soucieuse de son devoir, l’Église n'a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d'effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l'intégrité de la foi. C'est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d'elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Les Ariens, les Montanistes, les Novatiens, les Quartodécimans, les Eutychiens n'avaient assurément pas abandonné la doctrine catholique tout entière, mais seulement telle ou telle partie : et pourtant qui ne sait qu'ils ont été déclarés hérétiques et rejetés du sein de l’Église ? Et un jugement semblable a condamné tous les fauteurs de doctrines erronées qui ont apparu dans la suite aux différentes époques de l'histoire. « Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l'intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique » (Auctor, Tractalus de Fide Orthodoxa contra Arianos). Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique. [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896]



Commentaire : Loin d'être des « Églises particulières » en communion partielle avec l'Église Catholique Romaine, les sectes schismatiques et hérétiques sont des rebelles et expulsées des rangs de ses enfants.

Le fait que les sectes schismatiques et hérétiques professent des doctrines catholiques ne pas en aucune façon les sauver de l'expulsion de l'Église du Christ.

Il n'y a rien de plus dangereux que les sectes qui admettent presque toute la doctrine catholique, mais qui empoisonnent leurs disciples avec ne serait-ce qu'une seule hérésie. Tel est le cas et des sectes schismatiques et des sectes hérétiques, soi-disant « Églises particulières » et « moyens de salut. »

Ceux qui adhèrent à une seule doctrine contraire à l'enseignement de l'Église Catholique Romaine doivent être considérés comme étrangers à l'Église. Par conséquent, ils ne sont pas en « communion partielle. »



  • Ceux qui prennent le Christ, il faut qu'ils Le prennent tout entier. « Le Christ tout entier, c'est une tête et un corps : la tête, c'est le Fils unique de Dieu ; le corps, c'est Son Église : c'est l'époux et l'épouse, deux en une seule chair. Tous ceux qui ont à l'égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, tous ceux qui pensent comme l’Écriture Sainte au sujet de la tête, mais qui ne vivent point en communion avec l'unité de l’Église, ils ne sont point dans l’Église. » [Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896]



Commentaire : Les sectes schismatiques et hérétiques, ainsi, ne communiquent pas à l'unité de l'Église, ne sont pas dans l'Église, parce qu'ils adhèrent à une fausse doctrine et ne sont pas en union avec Rome. Elles ne sont pas « unies à l'Église catholique par des liens très étroits. »



  • Or, ceux qui se déclarent chrétiens ne peuvent pas, pensons-nous, refuser de croire que le Christ a fondé une Église, et une Église unique ; mais si, en outre, on leur demande de quelle nature doit être, suivant la volonté de son Fondateur, cette Église, alors tous ne s'entendent plus. Par exemple, un bon nombre d'entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu'elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement; pour eux, au contraire, l’Église visible n'est rien d'autre qu'une fédération réalisée entre les diverses communautés de chrétiens malgré leurs adhésions à des doctrines différentes et même contradictoires. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : Ceci est une description exacte de l'ecclésiologie de Vatican II.



  • Ils ajoutent que l’Église, en elle-même, de sa nature, est divisée en parties, c'est-à-dire constituée de très nombreuses églises ou communautés particulières, encore séparées, qui, malgré quelques principes communs de doctrine, diffèrent pour tout le reste ; que chaque église jouit de droits parfaitement identiques. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : L'ecclésiologie de Vatican II, ici condamnée par Pie XI.



  • S'ils le faisaient [i.e. si les fidèles participaient à des réunions œcuméniques], ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l'unique Église du Christ. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : L'ecclésiologie œcuménique de Vatican II, qui est le fondement des rassemblements œcuméniques, est une forme erronée de la religion chrétienne, tout à fait étrangère à l'unique Église du Christ.



  • Comment, dès lors, concevoir la légitimité d'une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu'elle serait en contradiction avec celles des autres ? [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : Ce que le pape Pie XI trouve inimaginable est exactement ce que Vatican II présente comme l'Église universelle.



  • Il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : Les schismatiques et hérétiques, par conséquent, ont abandonné la véritable Église du Christ, et ne sont pas des « Églises particulières » qui font partie de l'Église du Christ.



  • Le corps mystique du Christ, c'est-à-dire l’Église, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l'instar d'un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu'il peut se composer de membres épars et disjoints ; par suite, quiconque ne lui est pas uni n'est pas un de ses membres et n'est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30; 1,22). [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : L'ecclésiologie de Vatican II est absurde et ridicule. Les sectes schismatiques et hérétiques ne sont pas membres du Corps Mystique, qui est la véritable Église du Christ, mais sont séparées de celui-ci et du Christ.



  • Or, dans cette unique Église du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. [Pie XI, Encyclique Mortalium Animos, 6 janvier 1928]



Commentaire : Les sectes schismatiques et hérétiques ne font pas partie de l'Église du Christ parce qu'elles rejettent l'autorité du Pontife Romain.



  • Car si l'unité personnelle du Christ est l'exemple auquel Il voulut Lui-même conformer l'union étroite de la société chrétienne, celle-ci évidemment ne pourrait jamais être le fruit d'une alliance entre des éléments divisés par la discorde, mais seulement d'une hiérarchie unique, d'un magistère suprême unique, d'une loi de croyance unique, et d'une foi chrétienne unique. [Pie XI, Encyclique Lux Veritatis, 25 décembre 1931]



Commentaire : Par conséquent l’Église du Christ ne peut pas être une union ou un corps de plusieurs « Églises » qui diffèrent entre elles par le gouvernement et la doctrine, mais doit être unie par une hiérarchie unique, une autorité suprême d'enseignement unique, une règle de foi unique, et une foi unique embrassée par tous les Chrétiens. Donc l'ecclésiologie de Vatican II est fausse.



  • Or, pour définir, pour décrire cette véritable Église de Jésus-Christ - celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine -, on ne peut trouver rien de plus beau, rien de plus excellent, rien enfin de plus divin que cette expression qui la désigne comme « le Corps mystique de Jésus-Christ. » [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : Par conséquent le vraie Église du Christ est l’Église Romaine, sainte, Catholique, apostolique, qui est le Corps Mystique du Christ. Ce n'est pas une collection ou un corps « d’Églises particulières » qui diffèrent par la doctrine, les sacrements et le gouvernement. En d'autres termes : Vraie Église du Christ = l’Église Catholique Romaine = le Corps Mystique du Christ.



  • C'est donc s'éloigner de la vérité divine que d'imaginer une Église qu'on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle, » dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : Par conséquent ceux qui adhèrent à l'ecclésiologie de Vatican II s'éloignent de la vérité divine.



  • Seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d'autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l'ensemble du Corps, ou n'en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l'autorité légitime. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : Le schisme et l'hérésie séparent automatiquement quelqu'un de l’Église ; donc les schismatiques et les hérétiques ne sont pas membres de l’Église.



  • Par conséquent, comme dans l'assemblée véritable des fidèles il n'y a qu'un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu'une seule foi ; et celui qui refuse d'écouter l’Église doit être considéré, d'après l'ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain. Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : Les hérétiques et les schismatiques, ainsi, sont exclus du Corps Mystique du Christ qui est la véritable unique Église du Christ, et qui s'identifie exclusivement avec l’Église Catholique Romaine. Par conséquent les sectes schismatiques et hérétiques ne sont pas des « Églises particulières » qui appartiennent à l’Église du Christ, et elles n'ont pas « des liens très étroits » avec l’Église Catholique. Elles sont comme des païens et des publicains.



  • Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l’Église sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : Il par conséquent erroné de dire que les schismatiques et les hérétiques sont attachés au Christ, Tête de l’Église, puisqu'ils répudient l'autorité du Pontife Romain.



  • Ce que Nous venons de dire de l’Église universelle doit être également affirmé des communautés particulières de chrétiens, tant orientales que latines, qui forment ensemble une seule Église catholique : c'est Jésus-Christ qui les gouverne par la voix et la juridiction de chaque évêque. [...] Pourtant, dans leur gouvernement, ils ne sont pas pleinement indépendants, mais ils sont soumis à l'autorité légitime du Pontife de Rome, et s'ils jouissent du pouvoir ordinaire de juridiction, ce pouvoir leur est immédiatement communiqué par le Souverain Pontife. [Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943]



Commentaire : L'ecclésiologie du Pape Pie XII concernant les « Églises particulières » est substantiellement différente de celle de Vatican II. Seulement les Églises soumises au Pontife Romain sont inclues dans la catégorie des « communautés Chrétiennes. »



  • La doctrine catholique doit par conséquent être proposée et exposée totalement et intégralement ; il n'est pas permis de passer sous silence ou de voiler par des termes ambigus ce que la vérité catholique enseigne sur la vraie nature et les étapes de la justification, sur la constitution de l’Église, sur la primauté de juridiction du Pontife Romain, sur la seule véritable union par le retour des chrétiens séparés à l'unique véritable Église du Christ. [Pie XII, Instruction du Saint Office, aux Évêques, 20 décembre 1949]



Commentaire : Ce que le Pape Pie XII condamne ici est exactement ce que Vatican II enseigne et fait.



  • L’Église établie sur Pierre et ses successeurs, et seulement elle, devait être l’Église du Christ, une en soi, et qui doit durer jusqu'à la fin des temps moyennant la soumission à un chef personnel et visible. [Pie XII, Allocution aux étudiants de Rome, 30 janvier 1949]



Commentaire : L’Église du Christ ne peut donc pas être composée de ceux qui ne sont pas soumis au Pontife Romain. Par conséquent les sectes schismatiques et hérétiques ne sont pas des « Églises particulières » qui appartiennent à l’Église du Christ, et elles n'ont pas non plus de « liens très étroits » avec l’Église Catholique.



  • Certains estiment qu'ils ne sont pas liés par la doctrine que Nous avons exposée il y a peu d'années dans notre lettre Encyclique et qui est fondée sur les sources de la « révélation, » selon laquelle le Corps Mystique et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Quelques-uns réduisent à une formule vaine la nécessité d'appartenir à la véritable Église pour obtenir le salut éternel. [Pie XII, Encyclique Humani Generis, 12 août 1950]



Commentaire : Si le Corps Mystique du Christ et l’Église Catholique Romaine sont une seule et même chose, alors les sectes schismatiques et hérétiques sont détachées du Corps Mystique, car elles sont détachés de l’Église Catholique Romaine.



  • Une communauté Chrétienne qui agirait ainsi [séparée du Siège Apostolique] sécherait comme le rameau émondé de la vigne et ne pourrait pas produire les fruits du salut. [Pie XII, Lettre Apostolique Cupimus in primis, 18 janvier 1952, aux catholiques de Chine]



Commentaire : Donc les sectes hérétiques et schismatiques ne sont pas des « Églises particulières, » mais des rameaux émondés de la vigne, et ne produisent pas de fruit salutaire.



  • L’Église est un bercail qui a un Pasteur suprême invisible, le Christ lui-même, lequel cependant voulut que tienne sa place sur la terre un Pasteur visible, le Pape. [Pie XII, Allocution aux prédicateurs de Carême, 27 mars 1953]



Commentaire : Les schismatiques et les hérétiques sont donc en dehors du bercail du Christ, puisqu'ils ne sont pas soumis au Pape.



  • Pour être Chrétien l'on doit être Romain ; on doit reconnaître l'unicité de l’Église du Christ, qui est gouvernée par un unique successeur du Prince des Apôtres, qui est l’Évêque de Rome, le Vicaire du Christ sur la terre. [Pie XII, Allocution aux pèlerins irlandais, 8 octobre 1857]



Commentaire : Par conséquent ceux qui ne sont pas Romains ne sont pas Chrétiens. Ceux qui ne reconnaissent pas l'unicité de l’Église, qui est gouvernée par le Pontife Romain, ne sont pas Chrétiens.







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Une Analyse de la Nouvelle Ecclésiologie (1/5)

Publié le par Études Antimodernistes

Aperçu de la Nouvelle Ecclésiologie


Par Mgr Donald J. Sanborn


Catholique Restauration, Sept-Oct 2004

EtudesAntimodernistes.fr, Avril 2016


L'Enseignement de Vatican II sur la Nature de l’Église,

sur Ceux qui y Appartiennent, et sur le Salut en Dehors de l’Église,

est explicitement hérétique.



I. Un sujet Négligé


Les traditionalistes ont fait beaucoup de bruit, dans leur lutte contre Vatican II, à propos de la Messe, de l'œcuménisme et de la liberté religieuse. Il est vrai que dans ces domaines, Vatican II et ses effets se sont éloignés de l'essence de la Foi Catholique. Il y a, cependant, un sujet qui reçoit peu d'attention, bien qu'il comporte des hérésies flagrantes et audacieuses. Il s'agit de la nouvelle ecclésiologie.

L'ecclésiologie est la doctrine concernant la nature de l’Église. L’Église Catholique est une institution divine, fondée par le Christ, qui lui a donné une constitution ou essence spécifique. S'éloigner de cette constitution ou essence, c'est former une fausse église. Une organisation qui prétend être une église chrétienne doit prouver que sa constitution ou essence est celle voulue par le Christ pour son Église. Elle doit avoir essentiellement la doctrine, le culte, et les disciplines que le Christ a voulus pour son Église, et doit également avoir ses caractéristiques essentielles, telle qu'une hiérarchie qui remonte aux Apôtres.

Ce que je viens de décrire est la méthode classique utilisée par l’Église pour prouver qu'elle est la véritable Église du Christ. Cela appartient à la science de l'Apologétique.

Vatican II n'a reçu de critique analytique que progressivement. Quand Vatican II est arrivé, presque tous les catholiques lui ont accordé le bénéfice du doute, mais en même temps ont senti, certainement, qu'il y avait quelque chose de très profond qui n'allait pas dans l’Église pendant et après Vatican II. Par analogie, on a tendance à croire notre médecin quand il nous dit que nous n'aurons pas d'effets secondaires néfastes avec un nouveau médicament. Mais lorsque de graves effets secondaires surviennent, la réalité à laquelle on est confronté surmonte la foi que nous avions dans la parole du médecin. Ainsi, lorsque la hiérarchie qui a engendré Vatican II nous a dit que rien d'essentiel n'avait changé, nous avions tendance à la croire. Mais lorsque les changements furent progressivement appliqués, et que les indices montraient de plus en plus que Vatican II était une pilule de poison mortel, nous avons pris progressivement du recul vis-à-vis de Vatican II et de ses causes. En fait, ce travail est loin d'être terminé. Il reste encore beaucoup à écrire à propos de Vatican II, en particulier à propos de ceux qui l'ont organisé et qui sont à l'origine de son contenu et de son développement.

La Messe étant l'expression sensible de la Foi Catholique, le contraste de la Messe traditionnelle avec la nouvelle a retenu davantage d'attention au fil des ans. En fait, beaucoup sont ceux qui pensent que le maintien de la Messe traditionnelle est une solution suffisante aux problèmes de l’Église. Ils ne voient aucun problème avec Vatican II, ou bien sont prêts à l'accepter avec une interprétation traditionnelle, afin de le sauver. La Messe, disent-ils, est le seul problème et donc la seule solution.

Mais ce qui nous a donné la Nouvelle Messe est Vatican II et la théologie hérétique sous-jacente du concile. L'esprit de Vatican II, c'est l'œcuménisme, qui est l'abandon de la notion même du dogme, la notion même de vérités révélées absolues et immuables. L'œcuménisme déteste les dogmes rigides de l’Église d'avant Vatican II. Selon l’œcuménisme, ces dogmes doivent avoir des lignes floues, et cohabiter, au moins dans leur sens et leur interprétation, avec les doctrines contradictoires des fausses religions.

L’œcuménisme est à la racine de tous les problèmes d'après Vatican II. L’œcuménisme ne pouvait tolérer une Église qui se dit la seule véritable Église du Christ, en dehors de laquelle il n'y a pas de salut. Il demandait une nouvelle ecclésiologie, selon laquelle l’Église serait considérée comme une « communion » à laquelle vous pouvez partiellement appartenir et partiellement ne pas appartenir. Le salut ne pouvait plus se limiter à l'Église catholique ; puisque vous ne pouvez pas faire d’œcuménisme avec ceux dont les religions conduisent en enfer. Au contraire, toutes les religions mènent à Dieu plus ou moins directement. Toutes les religions ont une valeur.

Puisque la papauté est le plus grand obstacle à l’œcuménisme, comme l'a dit Montini (Paul VI) lui-même, il était clair qu'elle aussi devait disparaître. En conséquence, la collégialité fut enseignée par Vatican II, à savoir la doctrine selon laquelle l'autorité suprême de l'Église se trouve dans le collège ou corps épiscopal.

De même dans le domaine moral, l'œcuménisme ne pouvait pas tolérer une Église qui insistait à ce que la société civile la reconnaisse comme la seule véritable Église du Christ, à l'exclusion des autres. L’œcuménisme ne pouvait pas tolérer que l’État dise à ceux qui professent de fausses religions qu'ils n'ont pas le droit de professer ou de pratiquer ces fausses religions, puisque le faire serait une insulte à Dieu. Par conséquent, le concile a enseigné la doctrine de la liberté religieuse.

Nous disons donc qu'il y a quatre hérésies majeures dans Vatican II : (1) l’œcuménisme lui-même, qui est la racine des suivantes ; (2) la nouvelle ecclésiologie ; (3) la collégialité ; (4) la liberté religieuse.

La Nouvelle Messe n'est qu'une conséquence de l'œcuménisme dans le domaine de la liturgie. Il n'y aurait pas de Nouvelle Messe si l'œcuménisme n'avait pas été triomphant dans l'esprit du clergé de Vatican II.

Après l'hérésie même de l'œcuménisme - je pense qu'apostasie serait un terme plus approprié - la liberté religieuse est celle qui a retenu le plus d'attention, comme étant le point sur lequel Vatican II s'écarte de la tradition. Il est vrai que cela constitue une rupture, et ceci par une contradiction frappante avec les enseignements de papes récents sur cette question.

L'implication est, cependant, qu'il n'y aurait pas de problème avec Vatican II, en dehors de l'œcuménisme et de la liberté religieuse. Or il y a deux autres hérésies très importantes, hérésies qui ouvrent la porte aux abominations œcuméniques : la nouvelle ecclésiologie et la collégialité.

Ici , nous nous intéresserons seulement à la nouvelle ecclésiologie.


II. L'Ecclésiologie Traditionnelle


Il n'y a qu'une seule Église du Christ, et c'est l'Église Catholique Romaine. C'est la seule vraie Église en dehors de laquelle il n'y a pas de salut.

Sont membres de l’Église catholique romaine ceux qui sont validement baptisés, et qui ne l'ont pas quittée par (a) le péché d'hérésie, (2) le péché de schisme, (3) la censure d'excommunication. Ceux qui sont validement baptisés dans des sectes non-catholiques sont présumés par la loi de l’Église participer et consentir aux péchés d'hérésie et / ou de schisme de leurs sectes respectives. En privé, cependant, ils peuvent être non coupables de ces péchés, à cause de l'ignorance invincible de la vraie Foi, auquel cas ils peuvent appartenir à l’Église catholique par désir, à condition qu'ils remplissent d'autres conditions. Dans ce cas, leur adhésion à l'Église catholique romaine par désir est suffisante pour le salut.

L’Église catholique romaine est absolument et exclusivement identifiée avec le Corps Mystique du Christ. Ils sont une seule et même chose. Il n'y a pas de distinction à faire. Le Corps Mystique est l'Église catholique romaine considérée par comparaison avec le corps physique du Christ, dans lequel Il est la Tête et nous les membres.

Les choses suivantes sont absolument requises pour appartenir à l’Église catholique romaine et au Corps mystique du Christ : (1) professer toutes les vérités qui sont enseignées par l'Église comme appartenant à la foi, et (2) être soumis au Pape comme chef visible de l'Église. Si l' une de ces conditions est manquante, on ne peut pas être membre de l’Église catholique romaine.

L’Église catholique romaine étant l'unique Église du Christ, elle est le moyen unique du salut. Aucune autre église n'a les moyens de mener les gens vers le ciel. Bien qu'il soit vrai que les fausses églises puissent avoir certains éléments de vérité naturelle et surnaturelle, et dans certains cas des sacrements valides, ces éléments sont insuffisants pour mener les gens au ciel. Ils sont en effet mélangés avec de fausses doctrines empoisonnées qui, si elles sont crues avec orgueil et obstination, conduiront nécessairement en enfer. Tous les « éléments de vérité » du monde ne font pas une vraie religion, ni un moyen de salut. Par analogie, avoir de nombreux éléments d'une automobile ne fait pas un véhicule viable qui vous amènera à votre destination. Un avion qui a seulement certains « éléments » de ce qu'un avion doit avoir nécessairement va s'écraser et brûler à la fin de la piste, ainsi que toutes les personnes qui s'y trouvent. La seule façon dont les gens qui adhèrent à ces fausses religions peuvent éviter le résultat inévitable d'être sur un bateau qui coule, est si elles adhèrent à la vraie foi par désir, au moins implicite, et adhèrent à la fausse religion sans aucune faute de leur part. Mais ils doivent remplir de nombreuses autres conditions afin d'obtenir la justification de leurs âmes et persévérer dans la grâce.


III. La Nouvelle Ecclésiologie


En contraste à cette doctrine simple et logique concernant la nature de l’Église catholique, et l'obligation d'y appartenir, les Modernistes ont concocté une nouvelle doctrine, une nouveauté, une hérésie.

La nouvelle ecclésiologie est, comme je l'ai dit, un produit de l'œcuménisme. L'œcuménisme est incompatible avec l'ecclésiologie que je viens de décrire, selon laquelle toutes les religions non-catholiques sont perçues comme des épaves, des Titanics destinés à la vase sous-marine. La manie de l'œcuménisme a conduit les théologiens progressistes, dès les années 1930, vers une théologie selon laquelle toutes les religions ont une certaine valeur, dans la mesure où elles possèdent toutes quelques vérités religieuses.

Dom Beauduin, bénédictin, était un des pionniers de cette idée. Mais le plus important était Henri de Lubac, dont la théologie a été condamnée sous Pie XII, mais qui est devenue plus tard l'enseignement même du Concile sous Montini/Paul VI. De Lubac a ensuite été fait « cardinal » par Wojtyla/Jean-Paul II. Yves Congar, dominicain, était aussi influent. Ratzinger (plus tard « Benoît XVI ») est devenu le plus célèbre de tous les promoteurs de la nouvelle ecclésiologie, en écrivant deux documents majeurs qui la décrivent : Lettre aux Évêques de l'Église Catholique sur Certains Aspects de l'Église Comprise comme Communion, en 1992 ; et Dominus Jesus, en l'an 2000. Les deux documents ont été approuvés et signés par Wojtyla/Jean-Paul II. Ils contiennent tous les deux des hérésies explicites concernant l’Église.


Qu'est-ce que la nouvelle ecclésiologie? En voilà un résumé :

    • L’Église du Christ et l’Église Catholique Romaine ne sont pas une seule et même chose, puisque les églises non-catholiques appartiennent à l'Église du Christ, mais pas à l’Église Catholique.

    • L’Église du Christ « subsiste dans » l’Église Catholique Romaine, dans la mesure où l’Église Catholique Romaine a la « plénitude » de tous les éléments de l’Église du Christ.

    • L’Église du Christ, bien qu'elle ne subsiste pas dans les églises non-catholiques, parce que celles-ci n'ont pas la « plénitude », se trouve néanmoins dans ces églises non-catholiques d'une manière imparfaite.

    • Les églises non-catholiques sont donc vraiment des « églises particulières » qui forment, ensemble avec l'Église Catholique Romaine, l'unique Église du Christ.

    • L’Église Catholique Romaine est en « communion partielle » avec ces églises non-catholiques, dans la mesure où elles ont des éléments de l’Église du Christ, tels que des sacrements valides et quelques vraies doctrines.

    • Les églises non-catholiques sont des « moyens de salut » dans la mesure où elles préservent les éléments authentiques de l’Église du Christ.

    • Dans ces églises non-catholiques qui ont une Eucharistie valide (par exemple, chez les grecs orthodoxes), l’Église une, sainte, catholique et apostolique devient présente à chaque fois qu'ils offrent une Eucharistie valide.

    • Les églises non-catholiques qui ne sont pas soumises au Pontife Romain (c'est-à-dire toutes) sont « blessées » en raison de ce manque de soumission. Elles continuent, cependant, malgré leur répudiation de la primauté romaine, d'être des « églises particulières » c'est-à-dire des églises membres de la grande Église du Christ.



IV. Analyse et Critique


La nouvelle ecclésiologie réduit l’Église du Christ à un amalgame de nombreuses églises différentes ayant des doctrines, disciplines et hiérarchies différentes et opposées. L'appartenance à cette grande et vaste Église du Christ se fait par degrés. Plus vous avez d'éléments, mieux c'est, et plus vous êtes proche de la « plénitude » qui se trouve dans l’Église catholique romaine.

C'est comme le loto. Si votre carte a tous les numéros, vous avez la « plénitude » - vous avez carton plein. Mais même si vous manquez le carton plein, vous pouvez avoir deux lignes pleines, ou une ligne. Bien que vous n'ayez pas carton plein, votre carte a néanmoins quelque valeur, puisque vous avez une collection imparfaite de ce qui fait un carton plein.

Tout dans cette nouvelle ecclésiologie est une affaire de « partiel » et « complet ». Vous êtes partiellement Église du Christ si vous êtes non-catholique, mais pleinement si vous êtes catholique. Les catholiques sont en « communion partielle » avec les non-catholiques, mais seront sans doute un jour en « pleine communion, » à savoir, le jour où le modernisme aura suffisamment détruit la foi pour que les gens ne se soucient plus de savoir s'ils sont protestants, orthodoxes ou catholiques. De même ces églises non-catholiques sont des moyens de salut dans la mesure où elles possèdent des sacrements valides et de vraies doctrines. Ceci est aussi stupide que de dire qu'un avion a la capacité de vous emmener en Europe dans la mesure où il a un demi-réservoir de carburant. Le fait qu'il manque l'autre moitié du carburant signifie que vous et vos compagnons de voyage allez être la nourriture d'animaux aquatiques aveugles qui habitent les sombres profondeurs de l'Océan Atlantique.

En d'autres termes, la véritable Église du Christ n'est pas une collection d'éléments vrais, comme un tas de pierres, mais est une essence unie, une seule chose, tout comme le Christ, sa tête, est une Personne. Ce qui est en dehors du Christ ne peut pas être « partiellement le Christ. » Vous ne pouvez pas être un membre du Christ partiellement, et partiellement ne pas l'être, pas plus que vous ne pourriez être partiellement le fils de quelqu'un, et partiellement non. L'essence n'admet pas de degrés ou de parties séparables. Soit toute l'essence (nature) est là, soit rien du tout. Imaginez une boulangerie qui annoncerait qu'elle vend un produit « avec des éléments de vrai pain. » Imaginez une compagnie aérienne qui se vanterait d'une flotte d'avions qui possèdent des « éléments de vrais avions, » ou fanfaronnerait que ses pilotes aient « des éléments d'une véritable formation de pilotes. » Imaginez qu'un serveur mette un steak devant vous, et dise qu'il provient d'un animal qui avait des « éléments de vraie vache. » Je pense que c'est assez clair.

Des « éléments » de la véritable Église du Christ ne font pas d'une fausse secte un membre partiel de l’Église du Christ. Les « éléments » sont volés, comme un butin, à l'Église catholique. Ce sont de fausses églises, des sectes, et leur utilisation de la doctrine catholique et des sacrements catholiques est sous faux prétexte et est sacrilège. Elles mentent grossièrement quand elles se présentent comme le vrai Christianisme, et leur mensonge doit être exposé et condamné.

Mais laissons les Papes parler. J'ai préparé une comparaison en trois colonnes entre la nouvelle ecclésiologie et l'ecclésiologie traditionnelle. Dans la troisième colonne, je tire la conclusion de la comparaison.

J'ai réduit la comparaison des deux systèmes à quatre questions :

  • Les églises schismatiques et / ou hérétiques font-elles partie de l’Église du Christ ?

  • Est-il possible de faire partie de l’Église du Christ sans être soumis au Pape ?

  • Est-il vrai qu'à chaque célébration valide de l'Eucharistie, l’Église une, sainte, catholique et apostolique devient présente ?

  • Le Saint-Esprit utilise-t-il les sectes schismatiques et / ou hérétiques comme moyen de salut ?

Lisez-le document, et voyez si vous pouvez honnêtement dire que Vatican II n'est pas coupable d'hérésie.


[Note d'EtudesAntimodernistes.fr : Le document dont il est ici question est une étude comparative de l'enseignement de Vatican II avec le Magistère de l’Église. Elle est divisée en quatre questions. Nous publierons chacune de ces questions une par une dans les semaines qui suivent. Puis nous mettrons en ligne un document complet reprenant toutes ces questions, sous la forme d'un tableau semblable à l'original anglais.]

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